Description
J’ai vu les tours de Manhattan
Bleues dans le bleu du ciel
Leur soif inextinguible dans le crépitement des cigales une chaleur
À figer les écureuils de Central Park
Lennon tout près fougères asters blancs l’immeuble de grès rouge
Ses champs de framboises décomposés
Hostiles
New York ce n’est que le ciel
On l’atteint sans mains avec les yeux des autres
Des arbres sans nom nous couvrent de leur ombre
Leurs fleurs trop lourdes pour les branches
L’eau noire
Il n’y a plus de chiens pour surveiller le ciel Alice a congédié les siens
L’homme qui se lève a une cicatrice au visage
J’entends ma fille par-delà les forêts les plaines
Un pays de chevaux l’entoure j’entends l’eau lointaine
New York amas de poubelles larmes d’acier sur le granite
Et une chambre belle dans l’appétit des nuages
Qui moissonne sous les platanes saisit les fruits avant qu’ils ne tombent ?
Ma faim pour un dollar
Des éclats de nuit dans le verre brisé le ciel pour respirer pour entendre
I saw the towers of Manhattan
Blue in the blue of the sky
Their unquenchable thirst in the crackling of cicadas heat
So strong the squirrels in Central Park are motionless
Lennon nearby – ferns white asters the red sandstone building
Its fields of raspberries decomposed
Hostile
New York is nothing but sky
You reach it without hands with the eyes of others
Nameless trees cover us with their shade
Their flowers too heavy for the branches
Black water
There are no more dogs to guard the sky Alice dismissed hers
The man who’s rising has a scar on his face
I hear my daughter beyond the forests the plains
A land of horses surrounds her – I hear the distant water
New York a heap of garbage tears of steel on granite
And a beautiful room in the hunger of clouds
Who harvests beneath the plane trees seizes the fruit before it falls?
My hunger for a dollar
Shards of night in broken glass – the sky to breathe to hear




