L’heure d’hiver

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Quatrième de couverture

Le nouveau recueil de Luce Guilbaud. Un chant de solitude dans la beauté du monde, admirablement accompagné par la peinture de Sylvie Turpin.

Description

De mémoire de labyrinthe

le cœur est une île

et le texte s’écrit 

en migrations d’usage

derrière le vol des grues

voile blanche ou voile noire?

c’est le sort qui décide de nos voyages     de nos traversées           

de nos distances                                       de nos rencontres

de nos rendez-vous                                  ( du dernier)

tu crois encore – dit la troisième grue sur un ton de reproche

qu’un conte triste fait mieux l’hiver ?

 

Deux des dessins de Sylvie Turpin accompagnant le texte

 

LA CRITIQUE

 

L’heure d’hiver, par Jacques Morin (Décharge / Le Magnum)

 

ça dure toujours aimer
c’est du bois sec un peu mal rangé
mais prêt à réchauffer des cimetières entiers.

Cette strophe pourrait résumer le nouveau recueil de Luce Guilbaud.

Le titre n’y va pas par quatre chemins. Il s’agit de dire cette saison qui n’est pas la plus réjouissante à vivre.
D’autant que, d’une part, on est soi-même entrée dans un âge que le mot vieillesse peut incarner, avec ces deux débuts de poème :

S’en aller sans quitter la vie
s’absenter un instant parmi les ombres

également :

Entrer dans l’hiver de ma propre perte
c’est dessiner une tête de morte…

et que, d’autre part, le compagnon est parti, deuil constant, avec ces deux autres débuts :

Dans ma solitude je sais que nous sommes deux

Et aussi :

Ton dernier baiser d’amour et de désir
était un baiser fatigué

Ainsi faut-il tenter de se redéfinir :

je suis une femme qui marche au milieu du vide

Ou bien

une jeune femme s’étire dans mon corps vieilli

il faut durer devient le leitmotiv qu’on doit reprendre jour après jour.
Pour ce faire, l’autrice peut compter sur deux alliés indispensables, d’un côté, les légendes, les contes – même tristes et les histoires qui restaurent et ravaudent la réalité, et aussi les oiseaux qui accompagnent les aubes et les ciels, grues, huppes ou mésanges.

il faut durer car demain ce sera une autre saison, la vie continue…

…la vie comme une pièce de théâtre
certains acteurs ont perdu leur texte
leur ombre active encore en fond de scène
je viendrai saluer les fauteuils vides.

 

Jacques Morin

18 €. www.editmanar.com


 

Caractéristiques

exemplaire

L'un des 500 ex de l'édition originale

format / papier

13 x 19, Bouffant édition

nombre de pages

60

parution

,

Auteur

GUILBAUD Luce

Artiste

GUILBAUD Luce

Collection

Poésie