Description
Ukraine, ma lointaine, dois-je me fondre à tes soupirs pour que ta peau soit le velours de la mer ? pour que ton sexe soit couvert des algues luisantes, pour m’étendre sur ton sillage ?
tu te soûles du sel des heures, tu te noies dans les eaux de l’immense ; la salive des muses dans nos bouches souffle un ruban de mots que mes dents déchirent… et qu’est donc cette salive, si ce n’est cet océan inoculé dans ma bouche ?
Impure, ma prêtresse, tu dis l’insondable — ce puits — vers les profondeurs où grelotte ton âme /
peut-être a-t-il fallu des vestales, des nymphes, des sorciers pour forer en ton sillage le creux du grand mystère
Dans Obscène, le désir surgit de la violence même du monde… L’érotisme ici est admirablement accompagné par les collages de Natacha la gauchère.



