Newsletter n° 1 : De l’effet du confinement sur l’édition en général, et sur Al Manar en particulier

Cher(e)s ami(e)s, lecteurs & lectrices, relieur(e)s, collectionneurs…
J’espère que vous allez tous bien, et que vous résistez vaillamment à ce qui nous assiège et gâche notre printemps… La conjoncture est difficile pour tous ; et en particulier pour le secteur du livre, qui souffre de l’absence de tout contact avec les lecteurs. Librairies, bibliothèques, tout est fermé, rien ne va plus.
Al Manar n’échappe pas au sort commun… C’est pourquoi je vous invite vivement à fréquenter intensément notre site internet, seul à même de vous donner quelques nouvelles de notre activité, aussi réduite soit-elle actuellement ! La Poste fonctionnant un peu encore, nous pouvons vous expédier, franco de port, vos commandes… car le livre demeure, ainsi qu’il a été dit au début du confinement (mais sans qu’aucune mesure n’ait été prise pour assurer sa sauvegarde) un «produit» de première nécessité. Plongez dans notre fonds ! 400 titres (poésie, nouvelles, textes brefs, contes pour enfants et pour adultes, et même quelques romans) vous y attendent, en tirage courant – ou de bibliophilie.
Quoi qu’il arrive, nous publierons moins de livres cette année — beaucoup moins. Quelques-uns seulement.
Chaque quinzaine, la newsletter d’Al Manar attirera votre attention sur trois ouvrages de bibliophilie méritant de revenir en pleine lumière. De ces tirages déjà anciens — notre maison existe depuis plus de vingt ans maintenant — quelques exemplaires restent disponibles. Vous pourrez les acquérir avec une remise de 30% sur le prix du catalogue.
Pas de remise pour les tirages courants, loi Lang oblige.
Vous augmenterez votre collection – et vous nous permettrez de sortir la tête de l’eau ! Les livres choisis vous seront expédiés franco de port, en recommandé. Merci de passer vos commandes par mail !
Aujourd’hui donc, je vous recommande :
Les douze saisons d’al beida. Le premier livre d’Afaf Zourgani, qui fut l’une de mes plus brillantes étudiantes à la faculté des Lettres de Mohammedia, et s’est depuis fait un nom dans la presse culturelle marocaine. Chaque exemplaire est rehaussé de deux gouaches originales de Mohamed Abouelouakar, l’un des grands noms de la peinture marocaine contemporaine. 20 ex de tête au format 24,5 × 15 cm ; 32 pages typographiées au plomb sur Arches ; décembre 2009. Tirage courant épuisé.
400 € au catalogue.
Ismaël et le chien noir, de Jean-Pierre Millecam. 25exemplaires typographiés au plomb sur Ingres MBM Arches ; dix ex. HC ; dix épreuves d’artiste ; tous rehaussés de dessins et de collages de Azouzi. Tirage courant : 1.000 ex. (épuisé).
Longue nouvelle — et premier livre « grand public » (tiré à 1000 ex.) publié par Al Manar, en 1998. Jusque-là nous n’avions édité que quelques livres d’artiste, tirés à quelques exemplaires. Millecam est l’un des grands écrivains du Maghreb contemporain, repéré par Camus, ami de Cocteau, trop oublié aujourd’hui — malgré (notamment) sept romans flamboyants parus chez Gallimard ; Azouzi est un excellent peitre marocain, ayant fait carrière à Paris où il s’est fixé après ses études aux Beaux-Arts. 300 € au catalogue.
Intailles, de Raja Nasrallah. 20 exemplaires de tête typographiés au plomb sur Vélin d’Arches au format 18 × 14,5 cm, rehaussés d’un dessin de la main de Kabila ; 50 ex. comprenant une gravure originale du même artiste ; 10 ex. HC de 1 à 10.
Raja Nasrallah, écrivain libanais aujourd’hui décédé, a longtemps vécu à Paris — il fut un styliste de haut vol, à la plume acérée. Son ami Kabila, peintre gitan andalou, a rehaussé les ex. de tête de ce beau livre d’une peinture magnifique ; et la suite, d’une gravure.
Intailles est le premier livre de bibliophilie que nous ayons vendu lors de notre premier salon Page(s, en l’an 2000.  90 €  et 250 € (ex. de tête) au catalogue.
(Pour pouvoir profiter de la remise qui vous est aujourd’hui proposée, ne commandez pas sur le site, mais directement auprès de nous : editmanar@free.fr).
D’avance, merci !
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Nouveauté Al Manar, mars 2020

11 avril 2020