oeuvres , expositions
personnelles , expositions collectives
, bibliographie
Houssein
MILOUDI vit et travaille à Essaouira.
Après des
études à l'Ecole des Beaux Arts de Casablanca, il obtient
une bourse du gouvernement français à l'Ecole Nationale
Supérieure des Beaux Arts de Paris.
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Peintre,
Miloudi a également intégré diverses créations
à larchitecture, et réalisé des travaux
graphiques. Il a mis en place plusieurs manifestations culturelles
et artistiques, ainsi que des rencontres dartistes.
Houssein MILOUDI
figure dans les collections du défunt Roi Hassan II et du
Roi Mohammed VI ; au Ministère des Affaires culturelles,
à Rabat ; au Ministère marocain des Affaires étrangères
; au Musée royal de Fès ; dans diverses Résidences
des Ambassades du Maroc à létranger ; au Musée
dArt contemporain de Tanger ; à la Fondation O. N.
A., Casablanca ; au siège de lO. C. P., Casablanca
; à la Banque du Maroc, Rabat ; au Centre de Rencontres International
Hassan II, Asilah ; au siège de WAFA Assurance, Casablanca
; au siège central de la Banque Commerciale du Maroc ("salle
Miloudi") ; au siège des Assurances Al Amane, Casablanca
; à lhôtel Jnane Palace, Fès ; à
lhôtel Sheraton, Casablanca ; sur le bateau "Le
Marrakech" ; à la Province dEssaouira ; à
lHôtel de Ville de Marrakech
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Houssein
MILOUDI figure dans des collections privées au Maroc, en
Espagne, en Tunisie, en Irak, au Liban, en France, en Allemagne,
aux Etats Unis, en Belgique et en Pologne.
Il figure
également dans la troisième édition (1995)
du Whos Who in Graphic Art, et dans la collection "The
Merril C. Berman collection", New York, USA (1996).
Houssein Miloudi, le maître de la Skala d'Essaouira
Travail subtil, réfléchi,
grand raffinement de la composition et de l'exécution : la
peinture de Miloudi n'est pas de celles-là, hâtives
et hasardeuses, qui se cherchent une raison d'être ; et qu'on
oublie. Ce beau travail de peintre laisse sa marque en qui l'a,
un jour, regardé vraiment.
Depuis une
quinzaine d'années Miloudi s'est orienté vers une
figuration quasi totémique. Formes allongées, coloris
subtils, tons pastels. Beaucoup de papiers, vieux papier jauni découpé
collé par strates successives sur lesquelles se posent les
figures étranges, embryons anthropomorphes aux pieds agiles,
animalcules surgis de quels replis d'une imagination modelée
par la magie… Une écriture réinventée,
venue de l'antique calligraphie mais ayant trouvé son style
propre, le miloudien, se déploie souvent dans l'espace de
la composition. Les formats verticaux dominent ; pastels, gouache,
encres, toutes les ressources de la peinture (sauf l'huile) sont
ici utilisées, avec une délicatesse de touche qui
appartient en propre à l'artiste.
Cette peinture
a des racines profondes ; nombre de ses motifs viennent des arts
traditionnels, telles ces fibules retravaillées avec une
belle fantaisie qui évoluent dans l'espace en satellites
joueurs. Une peinture maîtrisée, ludique et grave à
la fois. Le regard que porte Miloudi sur le monde semble lavé
de toutes les compromissions de l'âge d'homme ; le désir
joue dans sa peinture comme un défi souriant - non sans angoisse
parfois - à l'anéantissement à venir, qu'il
domine de sa tension. De la peinture comme pratique de la joie devant
la mort.
Loin de l'esbrouffe
dont résonne sa ville, à l'écart des foules
qui y déambulent, l'œil vide, Houssein Miloudi poursuit
son chemin. Son œuvre, frémissante et belle, constitue
l'un des sommets de l'art contemporain au Maroc.
Alain GORIUS
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Miloudi entouré
de Christine Gorius et Tatiana Soukhanova, galerie Al Manar
Quelques
oeuvres ...


Principales
expositions personnelles
| De
1975 à 1989 : |
diverses exposityions
personnelles et collectives à la galerie L'Atelier, Rabat |

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| De
1977 à 2003 : |
diverses actions,
expositions personnelles et collectives au Moussem culturel d'Asilah,
Maroc. |
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| 1980
: |
- Art
arabe contemporain, Musée d'art moderne, Tunis
- Bibliothèque municipale, Bordeaux
- Biennale de Rijeka, Yougoslavie
- Fondation Miro, Barcelone, Espagne
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1982 : |
- Semaine culturelle
marocaine, Tunis
- Semaine culturelle marocaine, Koweit |
| 1984
: |
"Callligrafiti",
Taghinia-Milani Gallery, New-York, avec la galerie L'Atelier |
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| 1985
: |
- "19 Peintres
marocains", Musée de Grenoble
-" Itinéraire d'une gallerie : l'Atelier", Fondation
Hubert d'Ukerman, Grenoble
- exposition personnelle, Galerie Marc Pessin, Saint-Laurent-du-Pont,
France |
| 1986
: |
- Journées
culturelles marocaines, Lisbonne, Portugal
- Université Duke, USA
- Centre Molière, Vienne, France |
| 1987
: |
- "Peinture
contemporaine du Maroc", Florence Art Gallery, Dallas, USA
- Galerie Desroches, Montreal, Canada
- Club des Nations Unies, Washington, USA |
| 1988 : |
- Journées
culturelles marocaines, Chine populaire
- "Art contemporain marocain", Musée des Beaux Arts
d'Ixelles, Bruxelles, Liège et Ostende, Belgique. |
| 1989
: |
- Centre National
de la Culture, Le Caire, Egypte
- "La Peinture contemporaine marocaine", Centro cultural
del Conde Duque, Madrid, Espagne |
| 1995
: |
- "Itinerrance,
Peinture marocaine", Université de Toulouse Le Mirail
et "Horizons maghrébins", Toulouse, France
- "Fax against nuclear testing", Ludwig Forum für Internationale
Kunst, Aachen, Allemagne ; figure dans les "Archives de l'Histoire"
à l'Institut International de Droit Social et de l'Histoiree,
Amsterdam
- "Hommage à Aïcha Moula" (mère de l'artiste),
exposition personnelle, galerie Al Manar, Casablanca
- Museum für Kunst und Gewerbe, Hamburg, Allemagne |
| 1996 : |
- "Approche
lumineuse", exposition personnelle, galerie Al Manar, Casablanca
- Museum of Fine Arts, Bogota, Medellin, Cali, Colombie
- Maison de la Sarre, Paris (avec la galerie Al Manar) |
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1997 : |
- Museum für
Gestaltung, Zürich, Suisse
- Design Center, Toronto, Canada
- International Peace Center, Osaka, Japon
- Institute of Contemporary Arts, Perth, Australie
- Kharkov, Russie
- Istambul, Turquie
- représente le Maroc à "97 Kyoto Environnemental
Poster Design Exhibition" à Kyoto, Japon, à l'occasion
de la Conférence Mondiale sur le réchauffement de la
Terre. |
1999
: |
- "Peintres
du Maroc" à Busigny et Lille, France, avec la galerie
Al Manar
- "Expressions croisées", Peinture et Livres d'artistes,
Bab Rouah, Rabat, galerie Le Comptoir, Sète, Dreux, Rambouillet,
Bordeaux, Croissy-sur-Seine, France, dans le cadre du "Temps
du Maroc" et avec la galerie Al Manar.
- "Peintres en partage", Espace des Blancs-Manteaux, Paris,
et Lille
- Galerie Maig Davaud, exposition personnelle, Paris |
2000
: |
- exposition personnelle,
Galerie Al Manar, Casablanca |
2001
: |
"Maroc contemporain
: Peinture et Livres d'artistes", Centre culturel Flamand De
Markten et Galerie-Editions Al Manar, Bruxelles, Belgique |
2002
: |
- exposition personnelle,
Galerie Al Manar, Casablanca
- "Graines de peintres", SGMB Siège, Casablanca |
2003
: |
- "Maroc contemporain
: Peinture et Livres d'artistes", galerie Delacroix, avec la
galerie et les Editions Al Manar, dans le cadre du 7ème Salon
International du Livre de Tanger.
- Participe au 4ème Symposium International de Sculpture à
Essaouira.
- "Maroc contemporain : Peinture et Livres d'artistes",
Dar Souiri, Essaouira, avec la galerie et les Editions Al Manar
- Rétrospective personnelle à l'occasion du 25ème
Moussem Culturel d'Asilah, Maroc
- "L'Estampe arabe contemporaine", collection de l'Institut
du Monde Arabe, Paris, à Thionville. |
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Bibliographie
Approche
du désertique,
M. Nissabouri ; Ed. Al Manar, Neuilly/Seine,1997 (80 exemplaires sur Vélin
d'Arches, rehaussés de deux sérigraphies et, pour les 20
premiers, de plusieurs dessins de la main de Miloudi) et 1999
(édition en partie originale, bien complète de tous
les chants de ce long poème, ici précédé de
Aube ; 20 exemplaires de tête rehaussés de dessins
de Miloudi).
Homme de l'entre-deux, Abdellatif Laâbi et Houssein Miloudi,
Editions Al Manar, collection "Corps écrit", 20 exemplaires
manuscrits et peints sur Vélin (leporelli).
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Houssein
Miloudi
Houssein Miloudi
est un des plus secrets de nos peintres, vivant pratiquement retiré
à Essaouira, sa ville natale avec laquelle il entretient
tant d'affinités spirituelles et charnelles. Ceci, qu'il
m'est arrivé d'écrire à l'occasion d'une de
ses expositions si rares par ailleurs, se confirme pleinement encore
une fois aujourd'hui. Raison de plus pour saluer avec plaisir sa
présence actuelle sur les cimaises de la galerie Al Manar.
Que la rareté des expositions et le long espacement qui les
sépare ne nous fasse pas oublier pour autant la valeur et
la portée d'une oeuvre bien présente dans la peinture
marocaine par son apport original et singulièrement novateur.
La ville d'Essaouira, dont tout un chacun se plaît à
célébrer le charme, sans réellement pouvoir
prendre la mesure de ses pouvoirs d'attraction, d'envoûtement
même, vous retenant captif dans sa toile arachnéenne,
entre la lumière et les ténèbres, le don de
vivre dans sa plénitude sereine et l'attraction mortelle
d'un néant souverain et invisible, c'est elle la mère
nourricière, la matrice de la vision, de l'univers pictural
de Houssein, à la faveur d'une filiation secrète et
silencieuse. Que revive, dans toute sa présence, l'immédiate
émotion de la vision de ses premières toiles, ces
espaces animés par une sorte de fièvre sereine, par
une constellation de signes symboles abstraits géométriques,
concrets figuratifs aussi, ces mains, mains marquées au centre
de la paume par un oeil, un soleil-oeil, oeuf-oeil irradiant de
flammes porteurs de fécondité ou encore ces formes
limites, stylisées de monstres marins, de silhouettes humaines,
animales embryonnaires traces organiques, minérales saturées
de couleur. C'est là le libre jeu d'une écriture révélatrice
du monde de la magie, nettoyée de tout folklore, rendue au
secret de sa véritable authenticité. Voyez maintenant
comment, après une longue absence, Hossein vient à
nous, avec un ensemble de travaux où se lisent à la
fois la continuité d'une vision et la tension d'une quête,
d'une recherche de renouvellement. Ces longues bandes de vieux papier
sont comme autant de papyrus où vient une histoire se déroulant
en épisodes jouant l'éclat de la couleur, l'écho
de toute la symbolique qui lui est familière. Ici on retrouve,
et pas seulement par l'utilisation du vieux papier comme support,
la liberté d'inspiration qui a abouti à ces petits-
formats où Houssein excelle, créant un nouveau climat,
une écriture épurée pour ainsi dire, signe
d'une intimité liée à un grand pouvoir d'imagination
qu'on retrouve en ces papyrus exposés. Je ne sais pourquoi,
j'ai toujours eu le sentiment, en présence de ces petits
formats, que là affleurait sans trahir la turgescence d'un
désir sans visage, la poussée fiévreuse de
l'imaginaire rêvant d'un ailleurs lointain. Aujourd'hui où
il est fait grand tapage autour des peintres d'Essaouira, comme
si on se trouvait devant une école au sens traditionnel ou
un groupe à tout le moins défini par des caractéristiques
communes, il convient, en se gardant de toute polémique stérile,
d'affirmer que Houssein est l'un des tout premiers à avoir
ouvert la voie à la peinture en terre souirie en accord profond
avec le climat propre de la ville.
Edmond AMRAN
EL MALEH |
L'expo d'avril 2002
à la galerie Al Manar : quelques oeuvres






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