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[…] Au cours
des années qui se prolongent, une plus grande certitude,
une indéniable autorité émanent des toiles
de Karim Bennani, au caractère mural accusé. Sa création
accède à une étrange densité, tant dans
la sélection de sa palette que dans les matériaux
employés, sans recourir aux subterfuges à la mode.
Elle s’affirme encore mieux dans ces lignes curvilignes jaillissantes,
librement épanouies, qui finissent par se fondre dans l’unité
d’ensemble tout en préservant la force dynamique des contours.
Pour le long
chemin, espérons-le, qui lui reste encore à parcourir,
je souhaite que Karim Bennani continue sans cesse à rechercher
lui aussi la part de spiritualité et à nourrir sans
cesse cette envolée qui le porte en apportant autant de satisfactions
au regard du spectateur.
Gaston DIEHL
Quand
Farid Belkahia fait appel à la rationalité et à
la perfection de l’expression, Karim Bennani fait appel à
la sensibilité, à la couleur et à la réunion
des formes et des proportions qui font naître l’admiration.
Quand Cherkaoui
fait naître une représentation colorée et abstraite,
faisant surtout appel à ses racines culturelles, Karim s’en
remet uniquement à son instinct, à ses perceptions
: l’irrationnel chez lui n’est qu’apparence et fait place à
une émotion dont on ne sait si elle dépend de la couleur
ou de la forme, de la partie ou du tout.
Quoi qu’il
en soit, la peinture de Karim Bennani appartient aux initiés
; révélant l’angoisse jusque dans sa dimension esthétique,
elle rejoint l’Universel.
Mohamed BERRADA
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