Nos expos à Marrakech, septembre 2005 - juin 2006

 

Conversations avec Azouzi

 

24 septembre au 5 novembre 2005

 


Conversation, 33 x 46 cm, huile sur toile, 2005

Azouzi, qui vit et travaille depuis trente ans à l'étranger, n'avait à ce jour montré que deux fois son travail au Maroc - à la galerie Al Manar, Casablanca, en 1997 et 2000. Jusqu'à cette date, aucune grande collection nationale ne possédait de ses travaux. Pour un peintre de la veine de Cherkaoui, qui figure au musée d'Art moderne de la Ville de Paris et à la Bibliothèque nationale de France, la situation était paradoxale. Seules pouvaient l'expliquer les contingences d'une carrière : Azouzi a longtemps travaillé sous contrat d'exclusivité pour une galerie d'art parisienne. Et celle-ci s'intéressait davantage à l'Hexagone, au Japon et aux Etats-Unis qu'au Maghreb… D'où l'absence de la scène artistique marocaine de l'un de ses meilleurs plasticiens.

Aujourd'hui ce peintre expose à Marrakech, et nous sommes heureux de l'accueillir à la galerie Tadghart. Il n'est plus inconnu du grand public marocain ; on peut notamment admirer l'une de ses grandes toiles à la Villa des Arts, à Casablanca. Une fois encore Khaïr-Eddine ne s'y était pas trompé, qui clamait haut et fort, en 1991 déjà : "Je gage qu'Azouzi sera bientôt reconnu au Maroc comme l'un de ses enfants les plus dynamiques. Car ses créations disent le souvenir de la terre natale".

Si en effet la peinture d'Azouzi s'est affirmée loin du Maroc, sa sensibilité, son imagination créatrice n'ont pas varié d'un iota depuis qu'à vingt ans il quittait l'Afrique du nord. Déjà le signe calligraphique envahissait l'œuvre naissant (voyez comment le noûn, symbolisant pour l'artiste l'humain, structure encore la composition). Et si les rythmes et les couleurs sont aujourd'hui assourdis, la tonalité est restée africaine : cette peinture, dans sa modernité, vient bien du Tafilalet. C'est, dit-on, en s'ancrant dans le souvenir d'une terre que l'on peut atteindre l'universel. Voilà pourquoi Azouzi est un peintre. Dans toute l'humilité, et la force, du terme. Et parce que ses racines sont profondes.

Alain GORIUS


24 septembre 2005 : vernissage Azouzi

 

AZOUZI, PEINTRE ET HUMANISTE


Né en 1946 à Casablanca, Mohamed Azouzi, originaire du Sud (Tafilalet), est l'un des plus grands peintres actuels. Ses expositions ne se comptent plus : de Paris à Tokyo, Azouzi est reconnu comme un artiste capable de nous donner à voir autre chose que cette picturalité cyclique qui défigure les murs de la ville.

Azouzi est un visionnaire, l'ordonnancement des élémentarités qu'il étudie au fil de ses pinceaux et de couleurs chatoyantes implique une philosophie qui inscrit le sens dans la sobriété des formes ambiantes.


vernissage Azouzi : l'une des pièces maîtresses de l'expo

(…) Ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est qu'Azouzi mêle à l'ancien temps une historicité. Tout un univers s'érige en chants multiples et le chatoiement des couleurs ne le cède en rien à la fermeté de la maîtrise. Il est difficile pour quiconque ignore l'histoire du Sud d'entrer d'emblée dans ces arcanes que d'aucuns prendraient pour de l'exotisme. Voilà donc ce que j'appelle une vraie peinture. Non seulement elle me donne à voir mais encore elle me rappelle un vécu plein de rêves multiformes et cette grande douceur de nos enfances à jamais disparues. La beauté infinitésimale des créations de l'esprit opère ici une refonte totale du caractère qui met en scène les signes annonciateurs du texte. Oui, il est question ici d'un véritable texte. Au demeurant, c'est la poésie qui sourd de ces tréfonds immémoriaux, de cette remontée vers l'air libre.

A gauche : Azouzi ; au centre : Christine Gorius

Il faudrait aussi dire que tous les signes peints sont une chorégraphie exemplaire. Chargés de rythmes, ils progressent et se rejoignent avec clarté. Un véritable ballet se met aussitôt en action. Fugaces et belles, les séquences donnent lieu à une représentation magique, à une visualisation de tous les instants. L'imaginaire s'espace en instances fortes du trait original qui les anime. Je gage qu'Azouzi sera bientôt reconnu au Maroc comme l'un de ses enfants les plus dynamiques. Car ses créations disent le souvenir de la terre natale.

Mohammed KHAÏR-EDDINE
Esprit, Paris, septembre 1991


Azouzi, 2005, à Paris


* * *

 

Tibari Kantour

15 décembre 2005, 15 janvier 2006

 


sans titre, technique mixte sur toile, 90 x 80 cm

Le talent de Kantour s'exerce aussi bien dans le domaine de la peinture que dans celui de la gravure. En fait, chez cet artiste les différents moyens d'expression s'interpénètrent ; le graphisme se superpose à la gravure, elle-même encollée sur la toile où parfois déjà sont intégrés d'autres fragments... Du papier à la toile une même démarche, qui évolue en profondeur, sans remises en question fracassantes - mais constamment. Kantour explore méthodiquement le filon que sa sensibilité a ouvert. Délicatesse des teintes ; finesse de l'exécution - et, aujourd'hui, des couleurs fortes, qui s'imposent au regard et se démarquent nettement de l'ancien travail de Kantour. Le geste de l'artiste parfois zèbre la feuille ou la toile d'une écriture sans mémoire. Avec lui, "nous sommes en un ailleurs, hors de la peinture attendue, celle qui colle et obéit au pinceau. Nous sommes dans l'oeil blanc, épuré de la peinture."

Alain GORIUS

 


Expo Kantour : vernissage

 

Christine Gorius et il Signor Finotti

 

Lorsque les pas de Tibari le ramènent définitivement vers sa terre marocaine, il s’installe dans la plaine côtière de Casablanca, non loin de l’océan. Là, en plein air, dans la solitude et le dénuement, il poursuit son cheminement, travaillant sans relâche le papier, créant tout à partir de rien. De la pâte à papier encore humide jaillit une écriture poétique très belle et très pure.

Annick HENROTIN,
Le Soir, Bruxelles

 


sans titre, 50 x 60 cm, 2005

 

"Maîtrise d’un art, savoir-faire précis et patient, spontanéité créatrice, éclosion de ces grandes et belles compositions qui maintenant assurent au travail de Tibari une ampleur, une résonance au-delà de toute limite. C’est le papier, produit de ses mains, le papier à lui seul qui, par le jeu subtil de ses métamorphoses, ordonne la composition : il est couleur, forme, mouvement, graphisme, et couleur ; il est soie, dépaysement vers des cieux inconnus, ailes noires d’un papillon nocturne en cette composition ; il est présence, grains de peau, grains de viefrémissante sous les doigts. Une chose belle est joie pour l’éternité, a dit le poète anglais. Tibari Kantour, peintre et poète matière, souffle de vie, étincelle créatrice parmi les pierres sèches."

Edmond Amran EL MALEH

 


sans titre, technique mixte sur toile, 90 x 80 cm



Expo Kantour, vernissage. On reconnaît, de trois quart dos, Hamid Fardjat, Monique Bresson et son fils, Noureddine Amir...


* * *

 

Mohammed Lagzouli

 

De Salé à Marrakech

10 mars - 22 avril 2006

 


Fête à Salé, aquarelle et gouache sur papier, 65 x 50 cm

 

Mohammed Lagzouli est né en 1937 à 1937 à Salé. Successivement jardinier, coiffeur, cafetier, il est actuellement brocanteur. Il découvre la peinture et commence à peindre en 1959. Plusieurs de ses oeuvres figurent au musée de l'Art brut de Lausanne.

Artiste, Lagzouli s’attache à montrer le vrai visage des choses. Aucune place, dans son œuvre, pour le caprice et la gratuité. Ce qu’il peint est révélation, qu’il doit aux autres autant qu’à lui-même. Son travail a certes valeur documentaire (il est clair que dans quelques dizaines d’années, quand aura fini de disparaître le Maroc du vingtième siècle, qui par bien des aspects est encore celui du dix-neuvième, on s’arrachera ces dessins témoignant pour les temps à venir de ce qu’aura été la saveur d’exister en ce pays et en cette époque de mutations bien tangibles et d’avancées lentes). Mais ce n’en est pas le seul attrait : voyez comment l’artiste évoque, de façon jubilatoire, les us et les coutumes, les fêtes et les cafés de Salé. Il apporte à la peinture la fraîcheur d’un regard qui puise toutes ses forces dans le désir et l’urgence de dire le monde tel qu’il est.

Lagzouli n’occupe pas encore, dans le panorama de la peinture marocaine, la place qui devrait être la sienne : l’une des toutes premières. Son travail, qu’il faut situer dans le contexte de la création plastique contemporaine au Maroc, témoigne, dans sa différence, de la diversité et de la force d’une peinture qui se trouve aujourd’hui largement à l’avant-garde du monde arabe.

Alain GORIUS

 

Lagzouli et le Consul

 

Lagzouli vu par… Jacqueline Brodskis

Un visage doux, calme ; beaucoup de discrétion, d'intériorité; une peinture fantasmagorique, grouillante de personnages et d'animaux, à mi-chemin de l'imaginaire et du réel... C'est ainsi que le personnage de Lagzouli se pose, dans cette apparente contradiction. Un parcours déjà reconnu : des oeuvres au Musée d'Art brut de Lausanne, de nombreuses expositions individuelles et collectives au Maroc et à l'étranger. Une personnalité originale, hors de tout courant, de toute influence. Une vie familiale paisible ; un travail de peintre régulier... Ainsi m'apparaît Lagzouli.

Jacqueline BRODSKIS

 


10 mars 2006 : vernissage Lagzouli, galerie Tadghart

 


Au souk, gouache, 65 x 50 cm

 

 

 

Eléments d'un parcours

Lagzouli doit son premier contact avec la peinture à Jacqueline Brodskis : en compagnie d'amis, slaouis comme lui, Miloud et Hassan el Farouj, il rejoint en 1957 1'atelier " Jeunesse et sport " qu'elle anime à Rabat. Agé de vingt ans, la peinture lui "apporte la révélation d'une autre réalité, d'un autre monde". Jacqueline, qui l'encourage activement et lui organise des expositions, n'intervient pas dans l'univers singulier de Lagzouli dont elle souhaite préserver la liberté et l'originalité. Très tôt orphelin, Lagzouli a travaillé jeune : jardinier, coiffeur puis cafetier, ce dernier métier lui laissant peu de loisirs. Des périodes, parfois longues, où il n'avait plus le temps de peindre, il garde le souvenir de moments de désespoir et de découragements profonds. Inquiet, il n'était jamais sûr de pouvoir retrouver le chemin de la peinture. Le temps et la force de peindre lui revenant, c'est de la vie elle-même, active, grouillante et ardente, dont il nous parle dans son oeuvre, remarquablement fidèle à son style, à sa technique, à ses amis, à lui-même. Son art, spontané dans un premier temps, a maintenant acquis une grande maîtrise et ses scènes de la vie quotidienne, toutes de poésie et de malice, témoignent d'un art consommé de la composition et d'une palette subtile, en constante évolution. N'était la fraîcheur radieuse du regard qui en émane toujours, ses toiles actuelles n'ont sans doute plus rien de "naïf". Souriant et laconique, Lagzouli déclare aujourd'hui : "ma peinture est devenue plus calme".

Marie-Christine JOLY

 

 


La dot de la mariée, gouache, 2004, 65 x 50 cm

 

 

 

 

 

Sur le front de la peinture

Quarante années passées à son chevalet, les pinceaux à la main, n'ont pas entamé la détermination de Lagzouli. De l'enthousiasme des années d'apprentissage dont Jacqueline Brodskis et ses ateliers furent les témoins actifs et complices (au moment de l'indépendance retrouvée), jusqu'à l'affirmation d'une maturité picturale, Lagzouli a construit son oeuvre patiemment. Père d'une nombreuse famille, tour à tour brocanteur, coiffeur, cafetier et peintre de surcroît, acteur à part entière de la médina de Salé, quel autre médiateur aurait pu nous rendre ces visions sublimées en évitant tout exotisme racoleur, tout onirisme complaisant et sans plus d'ironie qu'il n'en faut.

A l'école de cette vie qui pour lui fut sans pitié, il a trouvé les protagonistes et leurs gestes, les visages et leurs expressions, les couleurs et leurs harmonies, pour dire avec tendresse le labeur, les occupations quotidiennes, les rituels de la vie sociale.

Jean LANCLON

 

 

Lagzouli, la mémoire

J'ai connu la peinture de Lagzouli il y a une dizaine d'années, alors que je menais une étude sur la littérature orale. Ce fut pour moi l'occasion inattendue de vérifier combien les produits de l'imaginaire pouvaient se donner les mêmes buts, tout en empruntant des voies différentes.

Je me suis assuré aussi à quel point les contes et les proverbes demeurent dans la mémoire d'artistes doués du sens de la narration et des transformations.

 

Hoceïne EL KASRI
Conservateur du Musée des Oudaïas

 

 


Joie du paysan en été (la moisson), gouache, 65 x 50 cm

 


Source à Tafraout, gouache, 65 x 50 cm

 


Le hammam, gouache, 65 x 50 cm

 

 


Les poulets, gouache, 65 x 50 cm

 

 


Au souk, 65 x 50 cm

 

 


La piscine, Hôtel Salam, Rissani, gouache, 65 x 50 cm

 

 


Scène de la vie citadine, 65 x 50 cm

 

 


Avec les Berbères, sous la tente, gouache, 65 x 50 cm

 

 


Touristes à Mezrzouga, gouache, 50 x 65 cm

 

 


Un Marocain à Paris : Tour Eiffel, 1999, 65 x 50 cm

 

(La qualité des reproductions que vous venez de voir n'est guère satisfaisante : les teintes, plombées, ne correspondent que très imparfaitement aux peintures de Lagzouli, fraîches et vivantes. Nous les améliorerons prochainement.)

 

* * *

 

Rita Alaoui

 

Transparences

 

12 mai - 10 juin 2006

 

 


Flowers, acrylique sur toile, 2005

 

Rita Alaoui, une peinture impertinente et malicieuse


Le temps passe - et Rita Alaoui ne change pas. Pourtant, si sa thématique reste la même - la rêverie poétique est " pauvre, ressassante, à caractère obsessionnel ", sa manière évolue : elle a su réinterpréter les images qui l'ont frappée ; elle a dépassé l'anecdote exotique pour atteindre la forme essentielle, dépouillée de la séduction de ses détails, mise en valeur par le seul jeu de la couleur.
Il y a chez Rita Alaoui, qui a étudié la peinture aux Etats-Unis, un ancrage de bon aloi dans la modernité figurative. Mais ce peintre reste, d'abord, un coloriste. Les rapports chromatiques qu'elle établit sont sensibles, élégants ; il y a une bonne part d'humour dans son trait, de la bonne humeur, et sans doute du bonheur ; comme il y avait naguère une bonne dose d'impertinence dans son parti-pris de nous parler d'autre chose. De salades et de carottes, par exemple ; à moins que ce ne fût de petits pois… Tous légumes de belle couleur, qu'elle s'appropriait - en les réinventant - d'un pinceau résolument candide.
Cette qualité de vision, et d'imagination, servie par une technique suffisamment maîtrisée, était assez rare pour être soulignée. Voilà une peinture qui, dans la légèreté de son propos, pleine d'allant, nous parlait de notre enfance, bien enfouie sous ses différentes couches de ténèbres…
Ce peintre, exigeant et raffiné, a poursuivi son chemin. La voici maintenant dans une autre dimension. Sa peinture s'est densifiée ; elle demeure dans le champ floral, mais travaille aujourd'hui les transparences, tout en jouant sur les proportions, qu'elle distend pour nous faire comprendre qu'elles ne sont pas immuables. Ses fleurs à longue tige, ses corolles translucides, ses matières intimement mêlées, sont aujourd'hui données à voir à Marrakech, à la galerie Tadghart. Amateurs de peinture et collectionneurs, vous qui avez assez de curiosité pour vous intéresser au travail d'un peintre jeune encore, et inventif, ne perdez pas de temps : il ne sert à rien de repousser au lendemain la découverte que l'on peut faire aujourd'hui.

Alain Gorius

 


L'artiste, son mari, et Christine G. von Kant

 

Rita Alaoui conte fleurette


Des fleurs de toutes les couleurs. Rita Alaoui, jeune artiste marocaine de 33 ans, expose une dizaine de toiles à la galerie Toubkal, jusqu'au 16 décembre. Constat au premier regard : ses tableaux débordent d'énergie, de couleurs et deplantes. "Le sujet de mes toiles est essentiellement végétal, des fleurs, des petits pois, remarque Rita Alaoui, tout ce qui pousse me passionne. Pas de message idéologique, juste un hymne à la vie." Les titres de ses œuvres parlent : "Ardeur", "Vie" ou "Fleurissante 1". D'après Moulim Larroussi, historien d'art à Rabat : "Elle efface tout de la terre pour revivre le moment jubilatoire de voir renaître la vie des profondeurs". L'attrait pour les fleurs est présent dans le parcours de Rita depuis 8 ans. "L'origine provient peut-être d'une frustration, concède-t-elle, car je n'ai pas la main verte, tout en me sentant très proche de la terre". Une exposition de la nouvelle vague marocaine à ne pas manquer.


Marilyn Beaufour, La Gazette de Montpellier, septembre 2005

 

 


"Fleurissante", 2005, acrylique sur toile, 90 cm x 120cm



Rita Alaoui, jeune artiste décomplexée d'autant qu'elle a vécu aux USA, montre des tableaux empreints de légèreté et touchés par l'esprit de l'enfance, notamment dans sa façon de présenter le monde allusivement. Qu'il s'agisse de fruits, de légumes, de poissons ou de fleurs, c'est la couleur qui dessine une forme qui se confond avec le fond, dans le plaisir évident de faire naître les choses d'une matière qui ne renie en rien sa fluidité. Il y a sans doute de la part de cette artiste la volonté de se défaire de la calligraphie traditionnelle et de s'approprier le meilleur de la peinture américaine des années 60-70, notamment Twombly, Frankenthaler et le color-field. Une exposition pleine de fraîcheur.


Bernard Teulon-Noailles , ArtVues , Septembre 2005

 


Vernissage : Rita Alaoui (au centre)

 


Sans titre, 2006

 



Rita Alaoui dans son retour vers la nature


"Mes études à Parsons School of Design m'ont beaucoup aidée à ouvrir mon champ de vision et avoir un esprit critique et analytique devant toute situation. Mais, il reste que chaque artiste crée suivant son regard, son histoire et sa façon unique d'approcher la matière", nous explique Rita Alaoui à propos de sa vision picturale.
Un style à part, qui dénote de la légèreté et de l'innocence ; qui fait penser à une ambiance ludique et très joyeuse, avec un retour à l'élément naturel, grâce à l'utilisation des couleurs dans leur état primordial. "La nature est depuis le début un moteur important derrière ma peinture. Ce n'est donc pas vraiment un retour, mais une continuité et une évolution de l'élément naturel. A travers les formes et les couleurs, il s'agit de fertilité, de naissance et de vie, une sorte d'hymne à la vie qui à chaque situation possède des sujets différents", dit l'artiste-peintre Rita Alaoui qui ajoute, à propos du mot ludique, qu'un tableau est là pour nous apporter du bonheur et nous emporter vers un monde où l'imagination et le rêve sont rois.


O. B, Le Matin, le 30/04/2004

 


Vie, 2005, acrylique sur toile, 120cm x 90cm

 


avant l'expo : Mostafa Nissabouri et Alain Gorius dans l'atelier de Rita Alaoui, Casablanca, avril 06

Les textes et images présentées sur ce site sont la propriété de la galerie et des éditions Al Manar - Reproduction interdite