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Éditions Al Manar Arts et littérature des pays du Sud méditerranéen
Nos expos à Marrakech, novembre 2006 - décembre 2007 Ouazzani : novembre- décembre 2006 Pignon : décembre 2006 - janvier 2007 Bouhchichi : février - mars 2007 Bournazel : avril - mai 2007 Maoual : mai - juin 2007 Nord-Sud : exposition collective, été 2007, du 5 juillet au 15 octobre Benbouchta : novembre - décembre 2007 La Parole peinte : décembre 2007 - février 2008
On sait qu'il existe depuis plusieurs années dans le nord du Maroc (Tanger, Tétouan) une école, au moins un groupe, de peinture figurative rassemblant un certain nombre d'artistes qui travaillent, histoire oblige, dans la mouvance de l'académisme espagnol. Mais il y a aussi, dans cette région, un peintre dont le travail transcende toutes les influences reçues. Un peintre à propos de qui la notion de frontière, et même d'origine géographique, n'a vraiment aucun sens : il s'agit bien sûr d'Abdelkrim Ouazzani, dont l'influence ne cesse de grandir au Maroc - il dirige d'ailleurs, depuis plusieurs années, l'Ecole des Beaux-Arts de Tétouan. Sa peinture, et sa sculpture (parfaitement inséparables, et parfaitement originales), échappent aux classifications de routine, comme l'esprit d'enfance dont elles se réclament, dans le libre jaillissement de sa fantaisie. Ouazzani dit souvent que sa sculpture est une peinture en trois dimensions, car il recouvre ses structures métalliques de toile, qu'il peint : tableaux-sculptures, toiles-volumes, œuvres dans lesquelles le volume complète la matière : aucun autre plasticien ne s'est aventuré aussi loin, au Maroc, dans cette direction. L'exposition que présente la galerie Rê, Marrakech (jusqu'au 24 décembre) rassemble toiles sur châssis et peintures-sculptures, et un mobile. La fantaisie, la créativité sans brides de Ouazzani se retrouvent toutes dans l'espace du tableau. Voilà une peinture avec laquelle on aura du plaisir à vivre, avec laquelle on pourra jouer, sentir, participer, comme a pu le dire Clara Minet. Une peinture libre, poétique et gaie. Et qui augure bien des expositions à venir à la galerie Rê - laquelle conjugue l'expérience de deux galeries, chacune exemplaire en son temps, Al Manar, de Casablanca, et Tadghart, de Marrakech. Alain GORIUS
Ouazzani pourrait annoncer que tels de ses oiseaux ou totems relèvent de l'autoportrait ! […] Mais au-delà de ces ressemblances toutes "physiques", les compositions d'Ouazzani ont encore sa simplicité, sa fantaisie, sa joie de vivre et parfois sa gravité. Souvent encore, elles ont ce mystère qu'il laisse ressentir malgré sa clarté. Le propre de l'enfance, mot qui revient toujours dans les propos de ce plasticien, serait la générosité, et en cela Ouazzani est prodigue : il parle de lui et de son travail avec prolixité, sans jamais sombrer dans le nombrilisme ni dans un didactisme de mauvais aloi, mais toujours en ponctuant son discours de cette poésie si singulière que son œuvre dégage elle aussi, comme un partage impossible à refuser. Ph. GUIGUET-BOLOGNE
OUAZZANI : L'ART, ET LE PLAISIR…
J. Clara MINET OUAZZANI vu par… KACIMI
Les sculptures
de Ouazzani sont sans fardeau. Elles se désaxent, se reconstruisent
pour retrouver le geste initial, elles sont des ombres portées,
une métaphore de la transparence ayant une existence fragile
; écriture aux gestes qui se perdent. Mohammed KACIMI
" Ceci est la couleur de mes rêves ", disait Miro à propos de ses tableaux. La formule pourrait s'appliquer également aux compositions de Ouazzani, tant son univers formel nous ramène aux marges de l'enfance et de l'inconscient. Ici, la peinture n'est pas seulement une technique : elle est aussi une représentation du monde contenant à la fois un sujet, la réalité extérieure, le psychisme de l'artiste et les désirs inconscients du récepteur. On aboutit ainsi à un univers topologique et onirique où l'espace et les formes sont perçus du dedans, depuis un esprit supposé vierge. Cependant il est un paradoxe que l'on aimerait ici défendre : Ouazzani est un " classique qui s'ignore " et perpétue la tradition du classicisme dans le champ de la modernité. Classique par l'importance qu'il attache à la ligne : sa " manière " est linéaire. La ligne est une frontière qui délimite nettement la forme de l'espace pictural qui l'entoure. Classique par la stabilité de ses compositions : la netteté du contour et le rappel d'un même élément y contribuent. Classique par sa conception du monde : il recherche l'essence des choses et n'en retient qu'une structure abstraite. Ce faisant, il nous rappelle que la peinture est cosa mentale. On s'éloigne donc de la naïveté affichée et on prend subitement conscience qu'il s'agit d'une naïveté cultivée. Ne nous y trompons pas : n'est pas naïf qui veut. La sensibilité première de l'artiste est ici dépassée par le savoir et une pratique assidue qui l'incitent à rechercher une forme idéale. Les formes sont d'autant plus signifiantes d'un point de vue poétique qu'elles traduisent l'essence des choses. Ainsi, sous des allures " bon enfant ", la peinture de Ouazzani nous rappelle les méandres du processus créatif. La profondeur n'implique pas forcément le pensum. Encore plus dur est de l'exprimer avec légèreté et de la dépasser par la poésie. Le pari est réussi : l'artiste nous comble de sa grâce sereine et optimiste.
10 novembre 2006
Il fut un temps, pas si lointain, où l'on se posait la question de savoir si dans la peinture contemporaine marocaine la relève serait assurée : après les grands aînés, Belkahia, Kacimi, Bellamine, et la seconde génération qui les a suivis, Kantour, Nabili, Binebine..., quelques autres encore, que nous réserverait l'avenir ? L'élan semblait arrêté ; peu de jeunes talents émergeaient vraiment... Aujourd'hui la question ne se pose plus. Bouhchichi, surgi du fond d'une province saharienne, atteint d'emblée cette maîtrise de la composition et du geste qui définit la grande peinture. A trente ans, et après quelques expositions seulement, ce peintre témoigne d'un métier et d'une imagination plastique qui laissent entrevoir une belle carrière. La galerie Rê, à Marrakech, ne s'y est pas trompée, qui expose aujourd'hui son travail le plus récent. Tous les formats y sont rassemblés, jusqu'aux compositions monumentales - plusieurs diptyques et quadriptyques, immenses, irradient aux cimaises de la galerie. Couleurs assourdies, chaudes, où dominent les transparences de violet, de gris, de vert, en apesanteur semble-t-il, tant les formes investissent naturellement l'espace de la toile. Les compositions sont décalées, centrées dans la partie supérieure du tableau, et laissent presque vide et blanche la partie inférieure de l'œuvre. Espace propice à la rêverie... Rothko, Nicolas de Staël furent ses intercesseurs dans le monde de la peinture. Aujourd'hui Bouhchichi invente un monde bien à lui : il y a dans sa démarche artistique de la cohérence, et un véritable univers intérieur. " Chaque artiste, déclare M'barek Bouhchichi, a deux parts : la sienne propre, et une autre ouverte au partage et aux interprétations. " Voilà une peinture, abstraite, qui enfin de nouveau parle. Avec Bouhchichi s'ouvrent de nouveaux horizons. Alain GORIUS
Une exposition de Diane de Bournazel est toujours un moment de bonheur. Cette artiste vient de France : elle dessine, peint, encolle, enlumine… et dit, d'un trait de plume, d'une touche d'encre, les rêves qui, gardant la saveur douce-amère de l'enfance, habitent toutes les saisons de la vie. Chez Bournazel l'élégance, le lyrisme du dessin suffisent à suggérer notre rapport au monde. L'image chez elle est poésie ; elle évoque le chemin menant de l'ombre à la lumière - et du jour à la nuit. Et ainsi, donne une représentation poétique du monde. Alain GORIUS
Le travail de Diane de Bournazel pourrait évoquer celui de Paul Klee. Mais c'est un univers bien personnel qu'elle crée sur toiles ou sur ardoises rustiques, et parfois sur du bois de récupération. Indifférente au règne de l'éphémère, elle fait, même sur grands formats, un travail minutieux de miniaturiste : " J'aime peindre au pinceau à trois poils et à l'huile ; pas d'acrylique, ça manque de sensualité. " " A sept ans, dit-elle, je savais déjà que je serais peintre. " Formation autodidacte, cours en dilettante dans des écoles d'art en France et en Italie, et beaucoup de travail personnel : " Je peins huit heures par jour. " Diane de Bournazel a une passion pour les livres d'artiste : elle découpe, enlumine, assemble avec une patience d'artisan des mots de Robert Desnos, Henri Michaux, Jorge Luis Borges dans des petits ouvrages précieux, qu'elle expose à Paris, Marseille, Londres et, aujourd'hui, Marrakech. G. CHÄTAIN
et Hélène POMMIER
Bournazel, ou l'envol des oiseaux
Sans titre, technique mixte sur papier
P-M. DUQUESNOY
Diane de Bournazel expose régulièrement en France, en Belgique, à Londres. Ses livres d'artiste figurent dans de nombreuses collections publiques et privées à travers le monde.
Le vernissage Beaucoup de monde -et du meilleur - à la galerie le soir du vernissage de Diane de Bournazel. Bournazel, Bournazel... ce nom n'est pas inconnu au Maroc. Il y a même un quartier Bournazel à Casablanca... Mais c'est la peinture de Diane qui aimante la foule. Peinture d'une grande finesse, élégante à l'extrême, rêveuse, romantique dans ses grands formats sur toile, rappelant l'enluminure médiévale et les compositions de la Renaissance dans ses petits formats sur papier... Un monde s'ouvre devant notre public émerveillé.
Maoual, peintre et graveur, natif d'Essaouira, vit à Marseille depuis bientôt trente ans. Depuis trois ans il revient au Maroc. Il a, là-bas, travaillé, bâti une réputation, une carrière. On découvre, ici, maintenant, un travail authentique. Il n'y a que deux graveurs / plasticiens de cette force au Maroc : l'un s'appelle Tibari Kantour ; l'autre, Bouchaïb Maoual. L'un comme l'autre renouvellent les techniques et les fins de leur art, en travaillant dans les marges de la peinture et de la gravure. La réputation de Kantour n'est plus à faire ; celle de Maoual, apprécié dans le sud de la France, s'affirme au Maroc. Sa production est inventive, au carrefour de plusieurs techniques (peinture, gravure, sculpture ; recours aux matériaux de récupération), et aux confins de la tradition artistique africaine et de l'art contemporain occidental.Ce travail est à découvrir, ou à redécouvrir, bien présent aux cimaises de la galerie Rê. Maoual est en relation profonde avec la terre africaine, ses mythes, ses couleurs, sa puissance onirique. Voilà pourquoi sans doute ses symboles, ses images, ses tatouages, dans leur unité et leur multiplicité, ne peuvent laisser indifférent.
Le vernissage
Et la fête continue !... Bonne chance, M. Maoual.
Onze peintres marocains
- d'eux d'entre eux vivent et travaillent en France ; l'un est décédé,
et demeure parmi les plus grands -, cinq français, un algérien
: une exposition témoignant des choix de la galerie Rê
dans la voie de l'art contemporain. Sans exclusive - si ce n'est le
parti-pris de l'exigence ; sans éclectisme ni complaisance :
Peinture, peinture. Et quelques sculptures.
(…) On avait eu raison de miser sur Azouzi. Déjà il tient ses promesses. Loin de le stériliser, l'enseignement occidental (encore fallait-il tomber sur de bons maîtres) lui a fait pleinement prendre conscience de ses origines, l'a poussé à les revendiquer. Peut-on traiter d'abstraites ses compositions où les symboles, voire les caractères arabes, consciemment sollicités, s'incarnent en des harmonies colorées chaudes et subtiles ? Des ardeurs rougeoyantes aux délicatesses de la grisaille. Jean-Marie DUNOYER, Le Monde
Sybille Baltzer Née en1973 à Paris, France. Vit et travaille à Londres. Diplômée de la Slade School of Fine Art, a notamment exposé au Centro de Arte Moderno, à Madrid, et à la Galerie Parvi, à Paris. Nombreuses expositions de groupe en Angleterre et en France, depuis 1995.
"La notion de fond est capitale dans ces tableaux. Comment les choses peuvent s’élever du, disparaître dans, ou être recouvertes par le fond, devient, au dela de la composition physique du tableau et de la matière mouvante plutôt que « solide », une analogie urbaine, architecturale, philosophique. Dans un sens, c’est un écran qui permet aux choses de passer au travers et, momentanément, de se réaliser. " David Ryan Claude Bellegarde Né en 1925 à Paris ; vit et travaille à Paris.
Pierre Restany, Paris, janvier 2003 "Bellegarde est avant tout un artiste, un chercheur, un explorateur des limites entre la vie et l'art, la peinture et les autres arts (la musique en particulier), l'art et la technique, la technique et ses virtualités formelles et sensitives." Abdelkébir Khatibi Amina Benbouchta Amina Benbouchta, née en décembre 1963, vit et travaille à Casablanca. Elle expose depuis 1986.
Benbouchta peint, sur toile et sur papier, un monde allusif. Elle privilégie la recherche de l'empreinte, de la trace, de tout ce qui demeure invisible au regard superficiel et parle à qui sait le voir et l'entendre. "Plusieurs moments picturaux rapprochent le travail de A. Benbouchta de celui de Bellamine. Tout d'abord, ces émergences lumineuses dans l'opacité que la toile s'offre à elle-même. Ensuite une certaine obsession de l'épuration de la couleur par un travail infatigable sur la surface qu'offre la scène finale du tableau. Et qui dit scène dit mise en scène de ce qui dans l'oeuvre s'offre doublement à la lecture voyante, à savoir le signe objectal (formes qui invitent à une symbolisation de l'espace du tableau par le regard) ainsi que par l'ouverture de ce même espace à une certaine présence voilée du sens." Farid ZAHI M'barek Bouhchichi Né en 1975 à Akka (Maroc) ; vit et travaille au Maroc et en France.
Aujourd'hui Bouhchichi invente un monde bien à lui : il y a dans sa démarche artistique de la cohérence, et un véritable univers intérieur. " Chaque artiste, déclare M'barek Bouhchichi, a deux parts : la sienne propre, et une autre ouverte au partage et aux interprétations. " Voilà une peinture, abstraite, qui enfin de nouveau parle. Avec Bouhchichi s'ouvrent de nouveaux horizons. A. G Diane de Bournazel Diane de Bournazel naît en 1956. Après une jeunesse parisienne et toulousaine, elle s'installe à Brive-la-Gaillarde et à Marliac, puis, en 2007, à Limoges. Elle expose pour la première fois à Marrakech en avril 2007.
Bournazel dessine, peint, encolle, enlumine… et dit, d'un trait de plume, d'une touche d'encre, les rêves qui, gardant la saveur douce-amère de l'enfance, habitent toutes les saisons de la vie. Chez Bournazel l'élégance, le lyrisme du dessin suffisent à suggérer notre rapport au monde. L'image chez elle est poésie ; elle évoque le chemin menant de l'ombre à la lumière - et du jour à la nuit. A. G
Ahmed Hajoubi Né à Guercif en 1972 ; vit et travaille à Rabat. Après l'Ecole des Beaux-Arts de Tetouan, Hajoubi est devenu directeur artistique d'une Agence de communication à Rabat. Nombreuses expositions au Maroc depuis 1993.
Mohammed Kacimi Né à Meknès en 1942 ; décédé en 2003. L'un des plus importants créateurs du Maroc contemporain. La galerie Rê présente quelques-unes des toiles de sa meilleure période (des années 90, à sa mort), issues de diverses collections privées.
Voyageur, nomade dans l'âme, Kacimi n'a pas seulement été l'un des créateurs considérables qui ont vu le jour au Maroc au vingtième siècle : il est, aussi, il demeure un témoin. Son œuvre interroge les profondeurs - et ce faisant efface les limites entre styles et tendances. Travaillant sur de très grandes surfaces "pour libérer son corps", le peintre déposait sur la toile pigments naturels et poudres denses, noires ou colorées ; parfois il intègrait dans sa composition des fragments de poèmes (comme matières), prolongeant la force de l'expression. Il n'y a pas d' "école Kacimi" - mais l'artiste a généré un nouveau courant. Plusieurs plasticiens marocains, et non des moindres, n'hésitaient pas, de son vivant déjà, à évoquer son influence décisive. A. G Tibari Kantour Né en 1954 à Casablanca ; vit et travaille à Sidi Maâchou, entre Azemmour et Casablanca.
Une chose belle est joie pour l’éternité, a dit le poète anglais. Tibari Kantour, peintre et poète matière, souffle de vie, étincelle créatrice parmi les pierres sèches. Edmond Amran EL MALEH
Rachid Koraïchi Rachid Koraïchi, né en 1947 à Aïn Beïda (Algérie), vit actuellement à Paris, tout en intervenant dans de nombreux pays du pourtour méditerranéen.
Diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts d'Alger, de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, de l'Institut d'Urbanisme de l'Académie de Paris, il expose depuis 1970 dans différents musées et fondations à travers le monde. " La vie, c’est l’art " disait simplement Koraïchi dans le livre qui lui est consacré. En effet, la vie n’est jamais belle, seules ses images le sont, une fois transfigurées par le miroir de l’art et de la métaphysique. Cette leçon de Schopenhauer, Koraïchi l’embrasse pleinement ; pour que notre vie soit digne d’être vécue ou pour ne pas périr, il nous faut la beauté salvatrice d’une transcendance se penchant sur nous ou la belle illusion vitale qui, par la fascination qu’elle exerce, nous arrache au monde profane. Démiurge talentueux, Rachid Koraïchi crée lui-même cette beauté qui lui est essentielle, afin d’enchanter, l’espace d’un instant, notre sensibilité esthétique. Nos yeux s’attachent aux signes de son univers, la musique nous enveloppe, les rythmes de la danse nous conduisent. (…) Un instant de cet hymne esthétique par lequel nous échappons à la pesanteur de nos existences, est un instant d’éternité. Maryline LOSTIA Rahma Laâroussi Née dans les années 40 dans le Nord du Maroc, Rahma Laâroussi, autodidacte, peint des paysages et des scènes populaires ; elle parvient à suggérer poétiquement le mystère des êtres et des lieux. Un peintre rare ; l'un des derniers vrais naïfs marocains.
Mohamed Lagzouli Né en 1937 à Salé. Autodidacte. Successivement jardinier, coiffeur, cafetier, il est actuellement brocanteur. Découvre la peinture et commence à peindre en 1959. Plusieurs de ses œuvres figurent au musée de l’Art brut de Lausanne.
A.G Bouchaïb Maoual Né en 1959 à Essaouira. Vit et travaille à Marseille.
Mohamed RACHDI
Houssein Miloudi Houssein MILOUDI vit et travaille à Essaouira.
Cette peinture a des racines profondes ; nombre de ses motifs viennent des arts traditionnels, telles ces fibules retravaillées avec une belle fantaisie qui évoluent dans l'espace en satellites joueurs. Une peinture maîtrisée, ludique et grave à la fois. Le regard que porte Miloudi sur le monde semble lavé de toutes les compromissions de l'âge d'homme ; le désir joue dans sa peinture comme un défi souriant - non sans angoisse parfois - à l'anéantissement à venir, qu'il domine de sa tension. Loin de l'esbrouffe dont résonne sa ville, à l'écart des foules qui y déambulent, l'œil vide, Houssein Miloudi poursuit son chemin. Son œuvre, frémissante et belle, constitue l'un des sommets de l'art contemporain au Maroc. A. G
Abdelkrim Ouazzani Né en 1954, vit et travaille à Tétouan. Actuellement Directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Tetouan.
A. G Touria Othman Vit et travaille à Marrakech. Sculpteur sur bronze ; a longtemps vécu en Extrême-Orient.
Sébastien Pignon Né le 17 février 1972 à Paris ; vit et travaille à Paris.
Un artiste hors norme, dessinateur incisif, coloriste par nature, peintre parce qu'il faut bien démonter les apparences pour pouvoir comprendre et montrer l'humain. Trop humain. A.G
Né à Paris en 1936 ; vit et travaille à Paris.
"Enchevêtrements, contrastes, contradictions aussi, mouvements, unité des contraires, chaos organisés, refus des normes, recherche permanente, regard lucide et teinté d'humour sur la ville, la technique, les machines, "si polies dans leur apparence et si complexes dans leur ventre. On y retrouve l'ambivalence, la complétude ou les deux." Robert Bonaccorsi "La peinture de Tyszblat, comme celle de Mondrian, apparaît comme une synthèse plastique d'éléments inspirés par l'univers urbain et l'industrie. Comme Mondrian, Tyszblat ne procède pas par abstraction à partir du réel, mais il inscrit sur sa toile des utopies formelles dont l'observation de son environnement lui a seulement donné de fragiles points de départ." Jean-Luc Chalumeau
A regarder avec insistance les travaux d'Amina Benbouchta, on s'aperçoit très vite que ce qui compte pour elle, c'est la peinture. Non le prétexte que constitue le sujet à peindre mais bel et bien l'immersion totale de ce sujet dans l'acte de peindre. Le motif choisi aurait souvent pu faire les délices d'un spécialiste en natures mortes. Ici, il devient autre. Il se situe en combinatoire d'objets, présents dans un espace voué entièrement au temps. Il fusionne avec l'acte pictural en train de l'entraîner à être signe. Tandis qu'il se dévoile peu ou prou, selon les circonstances de la matière et du pinceau en train de l'appliquer.
Principales
expositions personnelles :
Expositions collectives récentes 2007 -"27 artistes
pour un projet", espace actua,Casablanca. Passerelle artistique
avec la Source du lion. 2005
Cathédrale du Sacré Coeur, Casa ; - Collectif 212, ''30
par 30'' Le cube, Centre autrichien, Rabat
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Le livre, comme tous les objets d'usage courant, peut aussi être utilisé à des fins artistiques - et pas seulement pour les plus recherchés, les plus raffinés, les plus coûteux d'entre eux. Il est des "livres pauvres" qui sont de vraies merveilles. Cette exposition, " La Parole peinte ", présente, aux cimaises de la galerie Rê, de nombreuses œuvres (de très grand format parfois) sur toile ou sur papier, réalisées par des artistes-peintres, arabes ou européens, parmi les plus réputés (Kacimi, Kantour, Koraïchi, Bouhchichi, Anne Slacik, Joël Leick, Gérard Titus-Carmel). Elle les met en relation avec les livres que les mêmes peintres ont accompagnés ou illustrés de leur peinture et/ou de leurs dessins, gravures, lithographies. Des livres dont les auteurs sont européens (français, belges, catalans...) ou arabes (marocains, algériens, tunisiens, libanais, syriens...) : croisements d'écritures, d'origines ; rencontres multiples. De tels rapprochements, de techniques, de formats, de désirs, montrent à l'évidence que ni la taille de l'œuvre, ni le support sur lequel elle est réalisée, ne sont déterminants. Et que ce sont bien l'image, poétique et plastique, et l'Idée, présentes en tant que principes dynamiques au cœur du travail du poète et du peintre, qui permettent à ceux-ci de se retrouver, complices, en terrain de connaissance. Les livres rassemblés1 ici privilégient l'image, sous toutes ses formes. N'hésitant pas à affirmer leur différence, ils sont recherchés par les amateurs et, plus précisément, par ceux qui portent un égal intérêt à la création littéraire et à la création plastique.
Alain GORIUS 1. Un panorama de la production
récente des éditions Al Manar.
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