{  } Éditions Al Manar Arts et littérature des pays du Sud méditerranéen

Voix vives de la Méditerranée orientale

Gh. Zaqtan, T. Nitzan, S. Faïk, A. Nasser, Rola Hassan, Metin Celal, Haydar Ergülen, Nouri Al-Jarrah, Mohammed Abu Zaïd, Paul Chaoul

Parution juillet 2010 :

Ghassan ZAQTAN

 

Ghassan Zaqtan, Sète, 2010


MEDITERRANEE ORIENTALE
(Palestine)

 

Reste-t-il du temps pour lui dire :
Bonsoir, mère
Je suis revenu avec une balle dans le cœur
Voià mon oreiller...
Et je veux me reposer

Si la guerre éclate
Dis-leur :
Il se repose.

 

 

Ghassan Zaqtan (1954) est né en Palestine, à Beit Jala, près de Bethléem. Il a enseigné en Jordanie dans les différents camps de réfugiés qu’il a traversés. Revenu en Palestine en 2001, il vit actuellement à Ramallah et est responsable du secteur Littérature et Edition au ministère de la Culture. Il est l’auteur d’une dizaine de recueils de poésie, de nombreux textes en revues mais aussi de pièces de théâtre et de scénarios. Il dirige par ailleurs les pages littéraires du quotidien Al-Ayyam de Ramallah.

Bilingue arabe / français ISBN 2-978-913896-98-7
10 €

Pour écouter Ghassan Zatan lire ses poèmes, cliquez sur : http://www.lampe-tempete.fr/zaqtan.html

La critique

Nouveau recueil, bilingue, de Ghassan Zaqtan. On y reconnaît son regard biais et direct, sa manière d'accomoder, de près, de loin, comme son écriture alterne les "il" et les "je", se déploie à vitesse variable — je pense à Desnos et ses changements d'allure — en enchaînant sans prévenir passé, présent ou futur et les lieux de l'exil avec la Palestine, d'avant et d'après son retour (un "retour manqué" vers "un lieu manqué" a-t-il écrit ailleurs).

Zaqtan dédie ces poèmes à Mahmoud Darwich, dont il admire la capacité de "mêler les dualités", de dissoudre les rassurantes dichotomies. A son tour, tentant de penser pratiquement les termes de l'utopie, il dit, plus prenant que les "symboles agréés" du rêve collectif, le sentiment d'attachement - détachement qui traverse l'ordinaire quotidien, ses saveurs fragiles et fortes et ses violences Sans ordre / Par habitude.Jean-Charles Depaule
Cahiers critiques de Poésie (CCP) 22, octobre 2011

Parution juillet 2011 :

Tal NITZAN


Tal Nitzan, Sète, 2011


MEDITERRANEE ORIENTALE
(Israël)

 


Rien de plus discret
que les coups infligés à d’autres ;
rien ne menace moins
la paix d’une âme repue.
La défaite dans leurs yeux est muette,
leurs bras pendent immobiles.

Quel agréable silence

excepté un son grêle et perçant,
qui dérange surtout le matin,
mais se laisse facilement étouffer
par le bruissement apaisant des pages des journaux

 

 


Poète et traductrice, Tal Nitzán a remporté plusieurs prix dont le Prix des femmes écrivains en 1998 et le Prix du ministre de la Culture attribué à un premier recueil de poésie pour son livre Domestica. Ses poèmes ont été traduits dans de nombreuses langues. Fervente militante littéraire pour la paix, elle a organisé plusieurs manifestations politico poétiques et a rédigé l’anthologie D’un burin de fer qui inclut 99 poèmes israéliens composés ces vingt dernières années contre l’occupation israélienne des territoires palestiniens. Cette anthologie sera publiée par Al Manar dans une traduction d'Isabelle Dotan, début 2013.

Bilingue hébreu / français ISBN 978-2-36426-004-7

10 €

Parution juillet 2011:

Salah FAÏK

Salah Faïk, Sète, 2011


MEDITERRANEE ORIENTALE
(Irak)

 

 

Ô brise, souffle des vagues
Lève-toi
Cherche l’enfance entre les passants
Entre les étoiles
Laisse-nous écouter les conversations premières
Avec les ombres
Avec les sommets ensablés
Qui avaient parlé

 

 

 

Salah Faïk, né à Kirkouk (Irak) en 1945 d’une famille d’origine turque, est traducteur et journaliste culturel. Il a publié ses premiers poèmes en 1964, et fait partie du fameux groupe littéraire de Kirkouk. Sa lutte contre la dictature l’a conduit en prison.
Exilé à Londres durant plusieurs décennies, il s’est finalement installé aux Philippines. Il a publié six recueils : Otages (Damas, 1975) Ce pays (Londres, 1978), Route vers la mer (Paris, 1983), Cantons et rêves (Londres, 1984), The Lode, the word (Londres, 1985), Départ (Londres, 1987), Années (Cologne, 1993).

Les poèmes ici rassemblés (parfois modifiés par leur auteur) sont extraits de ces recueils.

Bilingue arabe / français ISBN 978-2-36426-002-3
10 €


Salah Faïk, une "voix vive" entre Irak et Philippines

Né en 1945 d’une famille d’origine turque, l'irakien Salah Faik a fait partie du fameux groupe littéraire de Kirkouk avant que son engagement contre la dictature ne le mène en prison pour délit d'opinion. Poète invité du festival "Voix vives" de Sète, cette année, il est l'auteur de plusieurs recueils dont Otages qui résonne de son expérience de l'exil.

"Parce que j’ai toujours laissé mes paumes ouvertes, / L’ordre de partir m’a réveillé ", constate avec amertume Salah Faik. Qu’emporte avec lui un homme sur les chemins de l’exil ? Quelques photos, des souvenirs d’enfance, des visages d’amis maintenant disparus, le fracas des armes dans les oreilles, des rêves inachevés, et malgré tout quelques espoirs où « des îles inondées émergent, des joies s’ouvrent ». Un bien maigre et pourtant si lourd bagage que ces trente-trois poèmes extraits des six recueils publiés de ce poète d’origine turque, né en Irak, qui, accomplissant sa promesse, vit aujourd’hui aux Philippines où « heureux des cochons mouillés qui l’entourent, il voit juste un humain qui se reconnaît en toute chose ». Il s’agit, certes, ici, d’un exil obligé par une dictature qui a pris des vies en otages et Salah Faik nous parle bien de cette réalité, mais, au-delà de celle-ci, une autre réalité apparaît, qui fait que l’on a trop tôt quitté la jeunesse et que l’on cherche à la retrouver tout au long de sa vie. Ce pays-là est commun à tous les humains et, dans toutes les langues du monde, se dit « nostalgie ».

Par Alain-Jacques Lacot
Le Magazine littéraire, 20/07/2011

Parution juillet 2012 :

AMJAD NASSER



 

MEDITERRANEE ORIENTALE
(Jordanie)

 

Ô litières des chameaux
Ô clochettes du désert
Par ici les Jordaniens pieds nus
Avec leurs glaives sont passés
Dans leurs âmes le silex lançait des étincelles
Dans leurs barbes poussiéreuses les loups hurlaient.
Ô litières
Ô litières
Par ici mon peuple est passé
Nu et maigre
Traînant derrière lui
Un fleuve sec
Et des faucons d’un autre âge.

 

Amjad Nasser est né en 1955 à al-Turra, en Jordanie. Il publie ses premiers poèmes à l’âge de vingt ans et à partir de 1976 travaille comme journaliste pour la presse et la télévision jordaniennes. Par la suite il s’installe à Beyrouth et collabore aux pages culturelles de l’hebdomadaire Al Hadaf, avant de se fixer à Londres et d’y fonder le journal al-Quds al-Arabi.
Amjad Nasser a publié à ce jour neuf recueils, notamment Clay Tablets et Approaching Marcus Antonius, ainsi que deux nouvelles. Ses poèmes ont été traduits dans des anthologies françaises, italiennes, espagnoles et allemandes. En 2006, le poète a obtenu le “Mohamed Al-Maghout Prize for Poetry in Syria”.

 

ISBN 978-2-36426-020-7
10 €

Amjad Nasser. Sète 2012


Cahiers critiques de poésie n° 26, CIPM, décembre 2013

Parution juillet 2012 :

Haydar ERGULEN

 

 

MEDITERRANEE ORIENTALE
(Turquie)

suis-je vraiment né de toi maman
tandis qu’existent les routes les fleuves les matinées
est-ce d’une personne que naît un enfant

maman si ton cœur était de pierre le supporterait-il
s’il était un oiseau une fleur s’il était une journée
ne se briserait-il pas sous la douleur le délicat cou de violette

cette fois que les montagnes me donnent le jour maman
et toi sois une pluie tiède
coule continuellement sur mes blessures

 

Poète, éditeur, essayiste né en 1956 à Eskisehir, Haydar Ergülen est diplômé de sociologie ; il a également travaillé en tant que rédacteur dans différentes agences de publicité. Son premier recueil, Questions n’ayant pas trouvé de valeur, est paru en 1981. Ergülen participe à de nombreux festivals de poésie en Turquie et à l’étranger, et a été lauréat de sept prix littéraires. Son dernier ouvrage, une anthologie de poèmes d’amour, a été publié en 2011.

ISBN 978-2-36426-018-4


10 €

Cahiers critiques de poésie n° 26, CIPM, décembre 2013


Parution juillet 2013 :

Rola HASSAN

MEDITERRANEE ORIENTALE
(Syrie)

 

De la douleur
Nous avons pris notre part entière

Et dans cette forêt :


Nous avons poussé seules

Comme des champignons.

 

 

 

Poète et journaliste littéraire, Rola Hassan a étudié la physique-chimie. Elle a publié quatre recueils, traduitsendifférenteslangues:Hiverscourts,l’Amertume de l’ombre, La moitié d’une lune et Probablement est-ce nous qui chantons maintenant. Elle a été rédactrice dans la revue littéraire Shouroufal Al-Sham, publiée par le Ministère de la culture syrien jusqu’à son arrêt en 2012. Elle est également membre de la revue Le Patrimoine populaire, a publié un essai sur les romans contemporains écrits par les femmes syriennes et anime l’émission littéraire J’ai lu pour toi à la télévision.

Rola Hassan n'a rejoindre le Festival des Voix Vives de la Méditerranée 2013, empêchée par le gouvernement syrien qui lui a refusé une autorisation de sortie du territoire.
Ses poèmes ont été lus à Sète pendant toute la durée du Festival.

 

 

ISBN 978-2-36426-027-6 , 10 €

Parution juillet 2013 :

Metin CELAL

M. Celal (au centre) en signature avec H. Hajdarevic, place du Livre, à Sète

MEDITERRANEE ORIENTALE
(Turquie)

(...)
nous vivons une époque qui ne tolère pas les gens instruits

on ne prend pas au sérieux nos questions
et ne pas être de ce monde ne suffit pas non plus les jours ont décidé de rester nonchalants

et vous, vous venez, silhouette en robe jaune, me montrer les lacunes de ma vie
je m’efface en me rapetissant, mon corps s’allège ma solitude se disperse et croît dans votre voix

à présent, j'écoute seulement le chant des oiseaux

 

Originaire d’Ankara, Metin Celal est diplômé de journalisme et de relations publiques (Istanbul). À ses débuts, il publie poèmes et critiques dans des journaux littéraires turcs réputés. Avec des amis, il crée le mouvement « Poésie des années 1980 » avant de fonder un site internet de poésie contemporaine turque, en anglais.

Auteur de plusieurs recueils de poésie, d’anthologies poétiques et de quatre romans, il est également éditeur et préside l’Association des éditeurs turcs depuis 2011.

ISBN 978-2-36426-028-3

10 €

 

Poète invité à l’édition 2013 du Festival de Sète, Metin Celal est à la fois poète, romancier et éditeur. Dans L’intranquillité du quotidien, l’auteur développe le sentiment bipolaire du narcissisme et du dégoût de soi. Il décrit en mots crus l’échec de l’amour quand le couple se déchire : « tu me regardes comme on caresse un accidenté.» Sarcastique, il raille : « nous étions déterminés à pourrir ensemble ». L’incompréhension mutuelle engendre la dégradation psychologique et morale de l’autoportrait : « je suis devenu un amas de ruines. » Le poète, tel Baudelaire, invoque l’identification au lecteur « je suis un malade, / un traître, un idiot, je suis vous. » Cette difficulté d’être s’exaspère face au déclin culturel ambiant : « nous vivons une époque qui ne tolère pas les gens instruits [...] à présent j’écoute seulement le chant des oiseaux. » Entre déréliction et dérision, la mort rôde : « celle qui vous attend. »
Soliloques désespérés ou grinçants du mal de vivre...

                                                                                                  Michel MÉNACHÉ, CCP n° 28

Parution juillet 2014 :

Nouri AL-JARRAH

MEDITERRANEE ORIENTALE
(Irak)

 

Je suis descendu du Kassion
Et j’ai laissé la montagne derrière moi
Ma valise est petite mais ma question est grande
La fenêtre de Damas est fermée
Et son cœur paniqué est à sa place
Les garçons suicidés ont laissé la pelote de laine.
Qu’elle ferme sa porte derrière moi
Qu’elle tisse les pulls pour les morts
Et qu’elle
Attende

 


Né à Damas en 1956, Nouri Al Jarrah vit en exil, à Londres, depuis 1986. Il dirige le Centre arabe de littérature géographique et la revue Damas. Il a été rédacteur en chef à Beyrouth, Nicosie et Londres pour des revues littéraires et culturelles : Fiker, Alkatibah, Al Rihla. Ses œuvres complètes ont été publiées en 2008. Parmi ses ouvrages récents : Parallèle avec une voix, Un verre noir , Les jardins d’Hamlet,
Le chemin de Damas, Les lettres d’Ulysse, Le sourire de l’endormi, Le jour de Caïn.

 

Nouri Al-Jarah : Le chemin de Damas

LOTFI NIA

J’ai choisi ce livre d’abord pour son titre : l’espoir de lire ce que pouvait faire un poète syrien de cette ville devenue inaccessible. Comme si j’attendais qu’un génie littéraire surgisse de la guerre – étrange. J’ai rapidement été contrarié : ce recueil de poèmes n’est pas lié à l’actualité. La plupart des poèmes sont datés des années 1980 ou 1990. Damas continue donc à pouvoir exister autrement qu’en guerre. Ce recueil est très représentatif d’un courant poétique propre au Moyen-Orient d’expression arabe, une poésie des choses désenchantées. Une poésie où est exprimé l’instant d’une correspondance entre ce qui est là et ce qui est absent – « … tandis que tu étais en voyage et que moi je rentrais […] dans l’ascenseur », « Qui est entré dans ma maison pendant que je n’étais pas là ? ». Cette mise en écho de ce qui est présent et de ce qui est absent se fait à travers des objets du quotidien (« ascenseur »… « un vélo cassé / La pluie l’a lavé plusieurs fois », « la vaisselle qui / s’échappait des mains de l’hôtesse »). Ces choses, qui sont là, signalent un manque. Ce sont des objets inhabités – « les parapluies sont abandonnés » – des choses vides (comme un regard vide). Et c’est en cela qu’on peut peut-être parler d’une poésie du désenchantement (pourtant le mot dieu revient souvent dans les poèmes de Nouri al-Jarah). Autre singularité de cette veine poétique : l’absence de sujet ou de personnage. La personne humaine est abstraite ici. Ce sont des personnages hiératiques et sans visages : « l’assis », « l’invité », « ceux qui ont traversé le calme », « les paysans », « les danseurs », « les légères endormies », « un chauffeur ». Le recueil est donné en édition bilingue (ce qui mérite d’être salué). La traduction est scrupuleuse, avec des choix francs : majuscule au début de chaque vers, suppression de la ponctuation, simplification. L’édition de la partie arabe est assez maîtrisée (même si la police est un peu petite, et la ponctuation parfois mal placée).

LOTFI NIA, ccp février 2015

Parution juillet 2014 :

Mohammed Abu-Zaid

MEDITERRANEE ORIENTALE
(Egypte)

 

Mon aimée ressemble à Méduse
Dans ses yeux j’écris la poésie
Et avec mon poignard je décroche un papillon
Sur son cœur la chaleur m’a fatigué
De mes doigts je caresse ses cheveux serpentins
Je gronde les chars
Qui ne cessent de nous bombarder d’un parfum léger
Qui trouble notre petit amour

 

 

Poète et journaliste, né en Sohaj, Egypte, en 1980, Mohammed Abu Zaïd est diplômé en économie. Il a créé le premier site culturel sur Internet en Egypte : L’écriture, en 2007, et vit actuellement aux Emirats Arabes Unis. Il a publié six recueils de poésie : Un trou d’air à ma taille, 2003 ; Des pluies étaient passées par ici, 2005 ; Des gens assis et de l’eau tout autour, 2006 ; Eloge de la forêt, 2007 ; Peste croisant les jambes et regardant le ciel, 2009 ; Madhamtan, 2011. Il a également publié deux romans : Passage pour trois cercueils en 2003 et La trace du Prophète en 2010, ainsi qu’un livre de poésie pour enfants : La menthe de Mariam, 2005.

 

ISBN 978-2-36426-038-2

12 €

Parution juillet 2015 :

Paul CHAOUL

MEDITERRANEE orientale
(Liban)

 

D’innombrables étoiles mûrissent dans tes yeux
Après le vent et les incendies
Mais tu es le prochain convive de la mort
L’épi te retire des recoins
(Voici la mer, ton vaste corps
Voici les oiseaux, tes aventures
Voici les villes et les poitrines levées)

 

Né à Beyrouth en 1942, Paul Chaoul est une figure majeure de la scène poétique arabe depuis les années soixante-dix. Il a la renommée d’avoir fini ce que le groupe Chi’r avait bien entamé : pulvériser la structure du poème arabe et l’exposer aux expérimentations les plus audacieuses. Huit recueils de poèmes, huit formes d’écriture. Son verbe, qui se tient en permanence au bord du « gouffre étincelant », rompt avec l’optimisme de la génération qui l’a précédé.

Fin critique d’art dramatique et traducteur de poésie française, il dirige la page culturelle du quotidien libanais Al-Mustaqbal.

ISBN 978-2-36426-052-8

12€

Parution juillet 2016 :

Hala MOHAMMAD

MEDITERRANEE orientale
(Syrie)

 

 

Les papillons
Emigrant avec les familles
Sur les ballots
Sur les fleurs des robes des filles
Dans les poches des grands-mères
Dans les supplications des mères,
A la frontière
Ils ont ôté leurs couleurs
Et sont entrés dans leur exil
Photo souvenir
En noir et blanc.

Poète et réalisatrice, Hala Mohammad est née à Lattaquié, sur la côte syrienne. Elle a réalisé plusieurs courts métrages, trois documentaires sur le thème de la «littérature des prisons», a été assistante-réalisatrice sur deux longs métrages, et costumière sur différents longs métrages, tous tournés en Syrie.
Elle a séjourné à la «Maison des Cultures du monde», à Berlin, en 2008, dans la section «Politique et culture», et participé à différents festivals dans le monde.

ISBN 978-2-36426-073-3
12 €