{  } Éditions Al Manar Arts et littérature des pays du Sud méditerranéen

Si brèves les colombes

le livre , l'auteur, le peintre

Collection "Bibliophilie contemporaine

 

Salah Stétié

 

Si brèves les colombes

 

Julius Baltazar

 

 

 

Bibliophilie contemporaine
Al Manar

 

Livre typographié au plomb (caractères mobiles)
au format 25 x 23 cm,
sur Vélin d'Arches 250 gr.

Six lithographies originales
de Julius Baltazar.

 

45 exemplaires, sous couverture ivoire ;
les seize premiers, sous emboîtage Dermont-Duval,
sont en outre rehaussés
d'un frontispice peint (double page)
par l'artiste.
Tous les exemplaires sont numérotés et signés
par l'auteur et par l'artiste.

450 euros ; les 16 premiers : 950 euros.

Le livre

Cinq poèmes inédits de Salah Stétié ; chaque poème est accompagné d'une lithographie de J. Baltazar, en regard du texte. La sixième lithographie constitue le frontispice des exemplaires dits "courants" ( puisque non rehaussés de la peinture placée en frontiscipe des seize premiers exemplaires ).

Le livre figure dans la collection “Bibliophilie” : de beaux livres témoignant de la rencontre d’artistes et d’écrivains venus de tous les horizons de la Méditerranée partager leur expérience.


Peinture de J. Baltazar, en frontispice

Hier, les fruits

Temps de ma vie au crible de la pluie
Mon arbre, mon visage
L'herbe de mon visage au crible de la pluie
Dans un pays de tombereaux limpides
Débarrassés de toute utilité du vent

Source est ta vie au crible de la pluie
Ton visage avec ses traînées de terre
Plusieurs de nous sont les fils de ta parole
O maître des voyages
Maître de ma pensée qui dans mes yeux regarde
Les violettes inoubliables de ta vie

Au plus pur du soleil tes servantes respirent
Lumière et feu lampes de leur visage
O rose inusitée de ce jardin
Tes servantes respirent
Elles sont amour et larmes
Et nous debout, nos corps obtus aveugles,
Et, face à nous, ces fruits


Hier, les fruits, l'un des cinq poèmes de Stétié. En regard, la lithographie de J. Baltazar

L'auteur

Salah Stétié. Poète, homme de lettres libanais né à Alep en 1930. L'un des poètes essentiels du monde arabe. Multiples publications et collaborations avec des peintres (Alechinski, Belkahia, Bellegarde, Kijno, Joël Leick, Titus-Carmel, Velickovic, Christiane Vielle, Zao-Wou-Ki...). Grand Prix de la Francophonie 1996.

Le peintre

Julius Baltazar, peintre et graveur né en 1949, vit et travaille à Paris et en Corse. En 1967, encore adolescent et apprenti joaillier, il rencontre Salvador Dali qui le prend immédiatement sous son aile, le couronne d¹un nom
d'artiste (Baltazar pour le roi mage, Julius en référence à César) et l'introduit dans les cercles littéraires et artistiques. Très vite, sa peinture s'oriente vers l'abstraction. Par ses compositions fougueuses, aux couleurs insolites, il crée un univers fantastique d¹une grande richesse graphique. Mais il développe parallèlement un autre versant de son oeuvre
grâce à son art de la gravure en taille-douce, rehaussée de lumineux effets aquarellés, qu'il met au service de ses nombreux amis poètes et écrivains : Michel Butor, Guillevic, Fernando Arrabal, Michel Déon, Kenneth White, Salah Stetié... Dans les multiples livres d¹artistes et ouvrages de bibliophilie contemporaine auxquels il a collaboré, son travail établit une véritable alchimie avec le texte poétique. « Ne nous y trompons pas ! Cet homme n'est pas un peintre ordinaire. Julius Baltazar est un poeintre. » (Guy Cloutier)