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{  } Éditions Al Manar Arts et littérature des pays du Sud méditerranéen

La fontaine

le livre , les auteurs, le peintre , la critique

Collection "Méditerranées"

 

Aïcha ARNAOUT
Alain GORIUS

dessins de Diane de BOURNAZEL

Méditerranées
Al Manar

 

 

20 ex de tête (dont 4 HC) rehaussés de peintures par Diane de Bournazel : 450 e

1.000 ex. courants, rehaussés de trois encres de D. de Bournazel : 12 €.

 

 

Neuilly, mars 2009, ISBN 2-913896-69-7

Le livre

Deux voix ici se croisent, l'une récitative, l'autre de plain-chant : Aïcha Arnaout accompagne Alain Gorius "dans sa quête hallucinée d'images premières" ( Salah Stétié).

Au musée de Lodève est rassemblée une collection de stles médiévales discoïdales, d'une grande force suggestive... L'idée de dire ces croix à deux voix, l'une récitative, l'autre de plain chant, s'est imposée aux auteurs de ce livre à quatre mains. Stèle pour l'absent juxtapose les voix de Vénus Khoury-Ghata et Alain Gorius, pour dire le retour du chevalier rompu depuis les sables de Palestine jusqu'en ses terres du pays de Lodève. Sur la haute tour elle était nue rassemble Etel Adnan et A. Gorius : ils content les jours de la femme restée dans la forteresse, dans l'attente de celui qui ne reviendra plus. La fontaine, dans l'entremêlement des voix d'Aïcha Arnaout, poète syrienne, et du même Alain Gorius, dit la fin de la croisade, purifiée par la glace dans le haut pays où ne survivent que les fantômes de ceux qui ont croisé la mort arabe.
Ces trois textes, qui peuvent se lire séparément, constituent le Triptyque de Lodève. Quatre poètes, libanaise, syro-libanaise, syrienne, et français, s'y rencontrent pour évoquer le vertige sanglant d'une quête vouée à l'anéantissement.



exemplaire 4/20


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exemplaire 1/20


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Les auteurs

Aïcha ARNAOUT est née en 1946 à Damas. Ses œuvres poétiques ont été publiées en Syrie et au Liban. Elle vit en France depuis 1978.

Au sein de la poésie arabe d'aujourd'hui, l'originalité de cette voix féminine réside dans un art du contrepoint. Elle dénonce sans déclamer. Elle part du plus intime pour toucher à ia réalité de l'oppression. Dans une étrange familiarité avec la mort, elle traverse les déchirements de l'amour et reçoit les éblouissements de la vie. C'est avec retenue qu'elle énonce ses impudeurs. Sa poésie n'en est que plus mordante et insolite. (A. Laâbi)

Alain GORIUS a longtemps vécu à Casablanca ; il travaille aujourd'hui à Paris. Responsable des Editions Al Manar, il s'est ouvert un chemin au carrefour de l'enseignement, du journalisme et de l'action culturelle.

Il a publié deux recueils (éd. Polder/Décharge) : Au creux du monde et Sang noir ; chez Al Manar, Ombre portée (dessins et gravure de Mohammed Kacimi), L'Ombre la brûlure, un ensemble de six nouvelles accompagnées par six peintres, arabes et français ; ces nouvelles ont été publiées, en un seul volume illustré par Edith Moureau, par l'Atelier Vis-à-Vis (Marseille), en octobre 2006 ; et plusieurs livres d'artiste (avec Christiane Vielle, Yamou, Mohen, Anne Slacik). Ses chroniques ont paru, pour l'essentiel, dans deux revues culturelles très présentes dans le Maroc de la première moitié des années 90 : Vision et Rivages.

La fontaine, troisième et dernier volet du Triptyque de Lodève, s'inscrit dans la continuité d'un travail commencé avec Vénus-Khoury-Ghata (Stèle pour l'absent), et continué avec Etel Adnan (Sur la haute tour elle était nue).

Le peintre

Le travail de Diane de Bournazel pourrait évoquer celui de Paul Klee. Mais c'est un univers bien personnel qu'elle crée sur toiles ou sur ardoises rustiques, et parfois sur du bois de récupération. Indifférente au règne de l'ephémère, elle fait, même sur grands formats, un travail minutieux de miniaturiste : « J'aime peindre au pinceau à trois poils et à l'huile ; pas d'acrylique, ça manque de sensualité. » « A 7 ans, dit-elle, je savais déjà que je serais peintre. » Formation autodidacte, cours en dilettante dans des écoles d'art en France et en Italie, et beaucoup de travail personnel : « Je peins huit heures par jour. » Diane de Bournazel a une passion pour les livres d'artiste : elle découpe, enlumine, assemble avec une patience d'artisan des mots de Robert Desnos, Henri Michaux, Jorge Luis Borges dans de petits ouvrages précieux, qu'elle expose à Paris, Marseille, Londres et ailleurs.

Georges Châtain et Hélène Pommier


2008. Diane de Bournazel au Carré d'Art, Nîmes (8è Salon du livre d'artiste)