{  } Éditions Al Manar Arts et littérature des pays du Sud méditerranéen

Les hommes debout.
dialogue avec les Phéniciens

Le livre,l'auteur , l'illustrateur, la critique

Collection "Méditerranées"

Georgia Makhlouf

 

Les hommes debout

dialogue avec les Phéniciens

 

Judith Rothchild

 

 

Méditerranées
Al Manar

 

 

Essai littéraire de Georgia Makhlouf.

Illustration Judith Rothchild.

 

 

1.000, ex sur Bouffant édition ; 25.000 LL. 150 DH. 18 €.

30 exemplaires tirés à part sur vélin d'Arches
au format 23 x 17 cm,
enrichis d'une gravure originale en manière noire
et rehaussés de plusieurs lavis à l'encre de Chine
par J. Rothchild
sous couverture Arches ivoire 300 gr.

ISBN 978-2-913896-50-5 ; parution septembre 2007.

Le livre

Plusieurs dessins de Judith Rothchild accompagnent les textes de Georgia Makhlouf. Chacun des exemplaires de tête est rehaussé d'une gravure originale en manière noire de J. Rothchild :

Les images imprimées typo sont rehaussées (ex. de tête) par l'artiste au lavis d'encre de Chine :

Autour des Phéniciens, de cette identité à la fois rayonnante et honteuse, flamboyante et obscure... Un itinéraire d'écriture qui explore les branches multiples d'une généalogie imaginaire.
Les hommes debout a été distingué par le prix Phénix, qu lui a été décerné en décembre 2007.

L'auteur
Georgia Makhlouf est libanaise. Sa vie se partage entre Beyrouth et Paris.
Elle a déjà publié des poèmes et des textes pour la jeunesse, ainsi qu'un livre sur "Les grandes religions du Livre" et, chez Al Manar, Eclats de mémoire. Beyrouth, fragments d'enfance, Prix France-Liban 2006.

L'illustrateur

Judith Rothchild est née à Boston en 1950. Bachelière ès - arts, elle étudie ensuite à l’Akademie für Angewandte Kunst, à Vienne en Autriche. Elle vit et travaille dans le Sud de la France depuis 1974.

Avant tout pastelliste, Judith Rothchild a découvert la manière noire depuis quelques années, prenant plaisir à chercher dans le noir toutes les nuances du gris et réalisant de superbes natures mortes à partir de la profondeur de la plaque. Ses livres d’artiste qui marient manières noires et typographie, sont publiés par Verdigris. Judith Rothchild expose depuis les années 70.


La critique

Ce peuple de passeurs...

Parallèlement à l'exposition de l'Institut du Monde Arabe, comme pour l'accompagner et la prolonger d'une réflexion personnelle, paraît aux Editions Al Manar, le livre de Georgia Makhlouf, intitulé Les hommes debout. Une interrogation essentielle "autour des Phéniciens" qui, par questionnements concentriques, éclaire autant ce peuple de marins que l'auteure elle-même.

De son précédent livre, Georgia Makhlouf a gardé les éclats et la mémoire.
Mais cette fois, il ne s'agit plus de sonder son histoire personnelle mais de remonter à l'enfance de notre mémoire collective, aux sources de notre identité. L'auteure interroge les Phéniciens pour rétablir ce fil aussi tenace qu'invisible qui nous lie à ce "peuple qui avait le mal d'horizon", ce peuple qui "a compris que le métissage est le creuset d'un monde qu'il faut sans cesse réinventer". Et chemin faisant, elle découvre certes les navigateurs intrépides inventeurs de l'alphabet, mais elle se dévoile en même temps et accomplit ses vies antérieures, son "identité-pont".
Car dans ce beau texte, tout se passe comme si, à force de fouiller son héritage, Makhlouf polit son écriture; ses fragments deviennent limpides, pourpres sur les sables de Tyr, bleus pour se mêler à l'aventure de la Méditerranée, blancs à l'assaut des flots, enfourchant le taureau, à l'image d'Europe séduite par l'exil.
"L'exil et l'écriture, les deux branches de ma généalogie imaginaire.
Mais il s'agit surtout d'une profession de foi universelle. A force d'aiguiser sa vision du monde, Makhlouf en arrive, avec le courage que procure la clarté, à ce formidable énoncé à l'adresse des "faussaires de l'histoire": "Car c'est être bien peu phénicien que d'avoir si peur de l'autre".


Antoine Boulad, L'Orient le jour
6 septembre 2007

Dans cette suite de proses, d'histoire et de reconnaissance, Georgia Makhlouf, qui écrit en français, fait renaître la civilisation, le "monde ouvert", et l'art de vivre des Phéniciens. "J'écris ces lignes et les siècles défilent à toute allure, et je crois parler des Libanais..."

Patrick Kéchichian
Le Monde des livres, 16/11/07


Magazine Femme, décembre 2007