{  } Éditions Al Manar Arts et littérature des pays du Sud méditerranéen

Gravures

le livre , l'auteur ,le peintre, la critique

Collection "Bibliophilie"

Vingt exemplaires imprimés sur Rives d'Arches
rehaussés de six gravures originales de Belkpuch ;

les 6 premiers sont accompagnés, chacun, de l'une des plaques de gravure, enchâssée dans le coffret protégeant le livre.

 

 

 

Parution printemps 2015

 

 

 

 

Le livre

Là, devant l’élévation rocheuse de la Superstition Mountain
(Grands blocs dressés, ravinés d’ombres
Et par endroits des montées terreuses salies de vert
En premier plan des buissons de petits arbres, les cactus saguaros)
Si peu qui se grave en la mémoire, demain
Ça ne sera plus que des mots, j’aurai peine à me souvenir
Des saguaros tendus dans le bleu du ciel,
De ce dressement solide (en grès vineux) qu’a la montagne.

  Ce qui s’est gravé dans le corps
A cause de la vie qui s’en va
Finit par se voir dans un léger ridé de la peau sur les bras
Mais qu’y peut-on lire ?
On ne sait plus quels souvenirs pourraient s’y rêver
Ni quelles caresses du monde qu’on a vécu
On ne fait plus
Que creuser les rides, on devient
Plaque insensible qui va rouiller,
Peau sans fraîcheur, aride.
 

L'auteur

James Sacré est né en 1939. Il passe son enfance et son adolescence à la ferme de ses parents, en Vendée. D’abord instituteur puis instituteur itinérant agricole, il part, en 1965, vivre aux Etats-Unis où il poursuit des études de lettres (thèse sur la poésie de la fin du XVIe siècle français). Il y enseigne dans une université du Massachusetts (Smith College) tout en faisant de nombreux séjours en France et des voyages en Europe (l'Italie surtout) en Tunisie et au Maroc, où il se lie d'aémitié avec le peintre Mohamed Kacimi. Il a publié des livres de poèmes au Seuil (Cœur élégie rouge, 1972), chez Gallimard (Figures qui bougent un peu, 1978) et aux éditions André dimanche, ainsi que des livres d'artiste, ou de dialogue, chez de nombreux «éditeurs indépendants». Il vit de nouveau en France, à Montpellier, depuis 2001.

Chez Al Manar : Le désir échappe à mon poème (dessins : Mohamed Kacimi) ; Le paysage est sans légende (dessins : Guy Calamusa).


Mustapha Belkouch (gauche) et James Sacré
au Festival des Voix Vives de la Méditerranée, à Sète, juillet 2015.

 

Le peintre

 


EXPOSITIONS COLLECTIVES

1998 : Exposition à la salle Pétrarque, Montpellier. France.
2000 : Exposition au IV salon international d’art au château de Valmy, Argeles sur mer. France
A reçu le prix du thème « Méditerranée : Berceau des civilisations» et le trophée de la ville.
2001 : Exposition au VII salon international au palais des congrès de la Grande Motte. France.
Exposition au salon international de Kurashiki Musée municipal des Beaux Arts. Japon.
A reçu le prix de la télévision Okayama.
2002 : Exposition collective au Consortium artistique Andorran « El Cim de l’Art ».
Sélection dans le magazine : Arts Actualités Magazines, hors série intitulé : " l'art Vecteur des Civilisations"
Parution sur le site " arts actualités "
2003 : Exposition au musée des Troupes de Marine de Fréjus. France.
2004 : Exposition dans le cadre des rencontres francophones. Saint Clément de Rivière. France.
2005 : Exposition lors de la semaine marocaine à Montbazin.
Exposition : « l’autre souffle du Sud » au musée d’Art Contemporain de Bédarieux. France.
2009 : Exposition au Palais des Congrès de Marrakech
2010 : Exposition galerie Dock Sud. Sète. France.
Les chapiteaux du livre. Livres d'Art de gravures avec poèmes de Nicole de Pontcharra et James Sacré. Béziers. France.
Exposition ART NÎM : maison de la gravure Méditerranée. Nîmes. France.
2011 : Galerie AL/MA : les éditions Méridianes présentent les éditions Al Manar: livres d'artistes.
Artpage8 : rencontre biennale de l'estampe et du livre d'artiste. Octon. France.
2012 : Carré d'Art de Nîmes : exposition gravures et livres d'Art. France.
Octon : expositions de gravures et livres d'Art. France.
Exposition de gravures à Art Fair Lille. France.
Biennale de Casablanca. Maroc.
Exposition ART NÎM : maison de la gravure Méditerranée. Nîmes. France.
2013 : Exposition de gravures contemporaines au cloître Saint Louis à Avignon. France.

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2007 : Exposition au musée Empereur Antonin. Université Paul Valéry. Montpellier. France.
Exposition à la chapelle Saint Hippolyte de Loupian. France.
2008 : Exposition à la galerie Saint-Ravy de Montpellier. France.
Exposition à la galerie Agora de Marrakech. Maroc.
2011 : Exposition de gravures à la maison de la Méditerranée de Castelnau le Lez. France.
Exposition à l'université de Toulouse II le Mirail. France.
2013 : Exposition : galerie Artothèque. Casablanca. Maroc.
2013 : Exposition : galerie Mekki Meghara. Tetouan. Maroc
2015 : Exposition galerie nationale, Bab Rouah, Rabat.

RESIDENCES

2010 : Maison de la gravure de la Méditerranée de Castelnau le Lez. France.
2012 : Centre d'Art Contemporain d'Ifitry. Maroc.
2013 : Institut français de Tétouan. Maroc.

 


La critique

"Peindre n’est donc pas pour M. Belkouch une maîtrise visuelle et mentale sur le monde, ou une représentation directe ou indirecte de ses aspects ; c’est une action portée par cette expérience première qui attend du renouvellement des gestes qu’il s’accorde avec l’indicible du «désert»."
Pierre Manuel.
Extrait de la revue Horizons Maghrébins-le droit à la mémoire-Expressions artistiques et littéraires métissées au Maghreb et en milieu postmigratoire, n°64/2011, Toulouse, PUM-CIAM-UTM, p.172

"Chez Mustapha Belkouch, on chercherait en vain un quelconque paysage réel qui aurait pu« inspirer» sa peinture. Celle-ci ne se comprend nullement comme les paysages de l’art occidental. "Toute ressemblance avec un paysage réel ou ayant existé paraît manifestement purement fortuite "pourrait-on écrire au seuil de ses expositions."
Jean François Clément.
Extrait de la revue Horizons Maghrébins-le droit à la mémoire-Expressions artistiques et littéraires métissées au Maghreb et en milieu postmigratoire, n°64/2011, Toulouse, PUM-CIAM-UTM, p.178.

"Dans l’unité qui préside au déroulement, nulle uniformité : les formes géométrisées, acérées, ou au contraire voluptueuses, en courbes et plis, peuvent émerger d’un sol désertique, monolithes accentuant le caractère aride du paysage comme l’immobilité d’un temps arrêté, équilibre permanent d’un présent ou d’une absence."
Nicole de Pontcharra. Extrait de la revue Horizons Maghrébins-le droit à la mémoire-Expressions artistiques et littéraires métissées au Maghreb et en milieu postmigratoire, n°64/2011, Toulouse, PUM-CIAM-UTM, p.174

"Il y a des toiles plus froides qui s’organisent en nuances entre des noirs peut-être bleus en leur fond et des strates de divers blancs. D’autres dans des tons plutôt ocres, ou des bleus et verts plus vifs, d’autres encore, plus chaudes, s’enrichissent de petits fouillis roses, orange. ...Belkouch n’affirme jamais trop la profondeur, les tracés obliques par exemple qui la suggèrent ne sont jamais appuyés et tendent à se perdre ou se dissoudre dans des coulées de couleurs qui ne sont plus que leur propre forme. "
James Sacré. Extrait de la revue Horizons Maghrébins-le droit à la mémoire-Expressions artistiques et littéraires métissées au Maghreb et en milieu postmigratoire, n°64/2011, Toulouse, PUM-CIAM-UTM, p.169