{  } Éditions Al Manar Arts et littérature des pays du Sud méditerranéen

Les douze saisons d'al beida

le livre , l'auteur, le peintre

Collection "Poésie du Maghreb"

20 ex dont 4 ex de chapelle,
l'ensemble typographié sur vélin d'Arches
par François Huin,
rehaussé d'un frontispice et d'une petite peinture
de la main d'Abouelouakar

 

 

 

800 exemplaires courants
illustrés d'encres d'Abouelouakar

12 €

28 pp. au format 24,5 x 15,5 cm.
Paris, décembre 2009.


Le livre

  Il est des saisons qui commencent sans signe avant-coureur. Durent le temps d'un regard ou de mots griffonnés. Elles délient des passages secrets dans la ville. Un itinéraire où¯ les lieux d'hier rejoignent les ruelles d'aujourd'hui, où¯ les gestes se confondent avec leur ombre passée. Jour apr¸ès jour, un paysage intérieur se construit de béton et de bitume, de doutes et de déraison. Sous le ciel de la ville écume. Ainsi s'égr¸ènent douze saisons d'une vie à Casablanca.  

Ex. 2/16, frontispice

Ex. 2/16, peinture intérieure


Ex. 5/16, frontispice


Ex. 8/16, frontispice


Ex. 15/16, frontispice

L'auteur

Afaf Zourgani est née en 1973 à Casablanca. Elle s'investit d'abord dans l'animation de la Galerie d'art Al Manar, puis du musée d'art contemporain Villa des Arts, à Casablanca, avant de devenir journaliste. Elle a notamment participé à l'essai épistolaire collectif intitulé "Nous sommes tous des migrants", paru en 2009 aux éditions Schortgen.

 


Afaf Zourgani
Le peintre

 

Mohammed ABOUELOUAKAR, peintre et cinéaste, né à Marrakech en 1946 ; vit et travaille à Moscou et Casablanca.

Grand Prix du 1er Festival du Film marocain en 1984 pour son long métrage Hadda.

Mohamed Abouelouakar, galerie Al Manar
 

Carnets de cendre, Abouelouakar, 2004

La critique


Tel Quel, 5 au 11 décembre 2009

Les douze saisons d'al beida

La chute est la première saison du livre. Elle est la première des douze saisons. Douze intentions pour parler d'un face-à-face avec la ville. Ce vis-à-vis nous fixe des rendes-vous à notre insu. Il fixe notre insu. On se retrouve nez-à-nez avec l'inexploré, qui assigne le dissimulé dans un carré minuscule qui referme ses murs sur ton corps debout. Invitation au carré. Reflets et saveurs presque odorants animent la phrase. Des énoncés, courts, me donnent le sentiment de retenir quelque chose ou bien ne veulent-ils pas tout dire. Les phrases sont très proches de l'image et du geste. Elles déménagent les dénouements dans celles qui les suivent sur la page. Ou les pooursuivent. Ce texte m'évoque une sorte de langueur appliquée qui bavarde avec le risque d'un objet tranchant, verbalisé ici, dans un langage qui cultive ses plantations de connaissances polychromes.

Marie Rousset
ccp n° 20, p. 211

reliure de Pénélope Guidoni pour Les douze saisons d'al Beida, 2011